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Chronique d’Arno P-E

Plan Leproux : la mort de notre PSG ?

Vont-ils tuer notre club ?

vendredi 6 août 2010, par Arno P-E

Plan Leproux : la mort de notre PSG ?

Les dirigeants du Paris Saint-Germain en font leur combat : ils veulent voir le PSG prendre un nouveau virage. Mais et s’ils allaient trop loin ? Et si à trop vouloir changer notre club, ils en venaient à le défigurer ? À le priver de son identité ? Savoir ce qui fait le PSG, c’est dresser l’exacte limite que les apprentis sorciers ne devront pas franchir. Pour que le PSG reste le club que l’on connait. Celui que l’on aime. Notre club.

Chaque jour nous apporte son lot de nouveautés effarantes. Bien sûr qu’Auteuil et Boulogne s’insultaient rencontre après rencontre. Bien sûr que nous ne pouvions pas continuer ainsi, après la mort d’un supporter, lynché par ses pairs. Enfin tout de même : des virages privés des abonnés qui les animent depuis plusieurs décennies. Une mascotte ridicule sortie de nulle part, si ce n’est de l’imagination d’un publicitaire cocaïné. Des stands de maquillage. Une distribution de cornes de brume vuvuzelantes. L’éviction manu militari des supporters qui osent se mettre debout en virages… C’est donc cela, le PSG idéal ?

D’ailleurs, est-ce toujours notre club ? La question est essentielle : pour soutenir une équipe, il faut s’y reconnaître. Certains Parisiens refusent de revenir au Parc des Princes parce qu’il ne parviennent plus à s’identifier à ce « nouveau PSG », trop différent du leur. Cela se comprend. Ou cela se respecte, au moins. D’où la nécessité de déterminer avec précision ce qui fait que le PSG est le PSG.

L’identité PSG

Peut-être que les supporters qui suivent le club francilien de loin, ou ceux qui n’ont pas la chance d’avoir pu s’y investir à fond auront du mal à entendre cela. Mais le PSG, c’est bien plus qu’un palmarès, une équipe de footballeurs, et des matches que l’on espère gagner. Certaines valeurs, certains caractères font partie intégrante de ce club qui nous dépasse.

Dans ce qu’est le PSG, au premier rang, il y a le nom : Paris Saint-Germain. Ce nom a été chanté aux quatre coins de l’Europe, depuis des décennies. Qu’on le change, et pour ma part je partirai. Cela peut sembler relever de l’impossible, et pourtant : il faut se souvenir que le Paris Saint-Germain a bien failli être renommé au début des années 1970 ! La scission d’avec le Paris FC qui a renvoyé le PSG en troisième division en est la preuve. Le naming [1] s’attaque aux stades, il finira bien par contaminer les clubs. En ce qui me concerne, le jour où l’on nous proposera un PSG en mode Paris Soupline-Gratounette, la question ne se posera même plus.

Dans la catégorie des non négociables, viennent ensuite ex-æquo le Parc des Princes, et le maillot. On avait parlé en 1998 d’envoyer le Paris Saint-Germain jouer au Stade de France. Depuis, c’est un serpent de mer. Certains s’en fichent, mais pour moi, ce serait tout aussi impossible que d’affubler les joueurs parisiens d’une tunique verte et rose. Le stade et les couleurs du maillot sont deux composantes fondamentales du club parisien. La saison 2009/2010, disputée avec un maillot bleu rayé de rouge, fut un calvaire. S’obliger à soutenir des joueurs dont on ne reconnaît même pas les couleurs pendant une année complète relevait de la torture. Cette fois-ci, pour les 40 ans que s’apprête à célébrer officiellement le club, le choix d’un retour au rouge de 1970 peut s’expliquer. Ce n’est pas pour cela que ce maillot anniversaire n’a rien de troublant. Parce qu’il n’aide pas à s’identifier, encore une fois.

Le souci, plus qu’un conservatisme débile, c’est le besoin de se reconnaître, d’être en confiance, pour pouvoir se lâcher. En tant que supporter, le besoin de savoir pour qui l’on se bat est primordial. Qui l’on défend. Et où on le fait. Nos souvenirs, notre histoire, c’est au Parc des Princes qu’on les a construits, en encourageant des joueurs au maillot bleu-blanc-rouge-blanc-bleu. Cette vie de supporter, personnellement j’en ai besoin au moment de soutenir mon équipe. Ces expériences, ces retournements de situation, cette fierté d’être parisien, cet amour du PSG, ils se sont bâtis au fil des ans, sous les mêmes couleurs et dans un seul stade. Retirez ces repères et vous brisez la chaîne qui nous relie au club. Plus rien n’aurait de sens. L’an passé, soutenir des Parisiens en maillot rayé, c’était comme mentir. Se mentir.

Heureusement, pour l’instant le « nouveau virage » du PSG ne remet pas ces piliers identitaires en cause. Malgré les changements prévus, avec le nom, le stade et le maillot, les composantes indiscutables du club resteraient préservées. On ne va pas crier victoire, c’est juste la moindre des choses. Car vient ensuite tout ce qui ne se voit pas de l’extérieur, mais n’en constitue pas moins le Paris Saint-Germain. Ce que seuls les amoureux du club peuvent percevoir : cet éclat qui aura forcément échappé aux marchands du temple.

Le PSG des abonnés

Prenez deux personnes souhaitant acheter la même maison. Le premier l’a découverte par hasard et en est tombé amoureux petit à petit, en passant régulièrement devant. L’autre y a vécu quelques vacances, enfant, en famille. Demandez-leur pourquoi ils apprécient cette demeure. Celui qui a rêvé pendant des années d’y rentrer vous parlera sans doute de son aspect extérieur, du jardin dans lequel il s’est imaginé passer une soirée, puis de la décoration qu’il a découverte lors de sa première visite, des travaux qu’il pourra y faire pour l’améliorer…

Mais celui qui a construit là quelques souvenirs d’enfance, qu’évoquera-t-il ? Lui, on ne peut pas le tromper : il sait le robinet qui fuit, le carreau qui se descelle et l’arbre malade qu’il faudra faire arracher, tôt ou tard. Ces défauts, il a grandi à leurs côtés, et si on les corrigeait, c’est une part de l’âme des lieux qu’on lui retirerait. Au moment de décrire ce qui l’attache à sa maison, plus que le nombre de chambres, la surface de la terrasse ou la quiétude du voisinage, il abordera d’autres détails. L’odeur du salon, qui le ramène des années en arrière. La façon dont la lumière traverse son volet et venait le réveiller, tôt le matin. Le souvenir de ce jardin, du temps où la haie n’avait pas poussé, quand il pouvait passer chez le voisin…

Quelle vision est préférable ? Quel acheteur semble le plus légitime ? Qui l’aime le plus ? Et qui la maintiendra en meilleur état ?

Le PSG est notre maison, et peut-être que les amoureux du club n’ayant pas pu s’abonner plusieurs années au Parc auront du mal à le comprendre. Je ne nie pas leurs sentiments à l’égard du Paris Saint-Germain, j’affirme juste qu’à l’image d’une propriété familiale mise à la vente après le décès de la grand-mère, celui qui y a laissé son enfance ne verra pas les mêmes détails que le plus sincère des passionnés, même de longue date, s’il n’y a pas grandi.

Au-delà de la partie visible du club, nom, stade et maillot, il existe d’autres détails eux aussi essentiels. Ils forgent le PSG. Mais ces indispensables caractéristiques peuvent choquer.

Cette vérité que certains diront trop crue, c’est que nombre de supporters aiment la part d’ombre qui entoure le Paris Saint-Germain. Ce club à nulle autre pareil incarne le méchant de l’histoire, celui qui, quoi qu’il arrive, doit perdre pour que la morale soit préservée. Alors certes, de temps à autre, le grand méchant loup s’offre une petite victoire : il boulotte un petit cochon ou deux. Mais rassurez-vous, les chasseurs arriveront bien assez tôt pour que l’on s’aperçoive qu’il n’avait pas mâché ne serait-ce que le bout d’une queue en tire-bouchon. Le PSG gagne des titres, des coupes nationales à en provoquer des érections collectives dans toutes les maisons de retraites marseillaises un soir de pénurie de viagra. Qu’importe : il reste aux yeux du populo le club dont on doit se moquer. Juste histoire d’exorciser sa crainte.

— Qui a peur du Paris SG, c’est pas nous, c’est pas nous… PSG, que fais-tu ? — Je t’attends au Parc des Princes… — Ah… Euh bon, alors on n’aurait qu’à dire que notre sécurité n’est pas tout à fait complètement assurée, et puis qu’en fait on voulait davantage de places, et que par solidarité du coup on resterait à la maison, mais attention la prochaine fois vous verrez ce que vous verrez !

Oui, le PSG sent le soufre. On ne venait pas en virage pour se peinturlurer le faciès et jouer de la vuvuzela, les fesses vissées sur son strapontin. On venait se battre. Pour le club, pour la victoire, pour construire la légende. Pas contre le voisin mais contre la défaite. Mais on venait se battre, donner, et pas juste consommer une victoire, un hot-dog et de pauvres animations. Puis, certains se sont perdus. D’une lutte sans violence et sans haine, consacrée à la défense de nos couleurs, ils sont passés à un combat pour leur propre tribune, ou leur propre groupe… ou leur propre égo. La défense de leur communauté est passée avant celle du PSG, insidieusement. Là-dessus sont venus se greffer de part et d’autres des gars pour lesquels le seul intérêt résidait dans la violence pour la violence, initiant une longue descente aux enfers. Jusqu’au décès de Yann Lorence. Tout était alors fini.

Cette fragile limite entre le club que l’on aimait savoir détesté du reste de la France, et le franchement insupportable était franchie. Alors certes, il y a toujours eu de mauvais moments : les cris de singe des années 1990, le climat parfois nauséabond du Kob, les drapeaux palestiniens du VA ces derniers mois [2], les insultes aux supporters adverses répétées tout au long du match. La bêtise crasse de ces veaux pour lesquels la haine de Marseille était plus forte que l’amour de Paris. Tout cela, il fallait l’endurer. Mais ensuite, quel plaisir de supporter un club que tout le monde hait juste parce qu’il faut le haïr ! Il y a de la place ailleurs pour les gentils supporters en mal de reconnaissance. Soutenir le PSG, c’est choisir un club où rien ne vous sera passé. Un club plus dur, parce que plus sombre. L’ambigüité, c’est le PSG.

L’indispensable frisson

Le nouveau virage initié par le président Leproux semble mener Paris dans une autre direction. Certes, nous sommes allés trop loin. Avant même le drame de cet hiver, la violence gangrénait le Parc. Il fallait revenir à plus de raison. Mais ce « nouveau PSG », aseptisé, embourgeoisé, ces tribunes à l’atmosphère garantie 100 % joviale, à qui cela plaira-t-il vraiment ? Au risque de choquer alors que la mode est au puritanisme nigaud, si les virages du Parc devaient se révéler un creuset d’emperruqués venus au spectacle, je ne m’y reconnaitrais plus. Cela ne se dit pas, et pourtant je le confesse : un PSG encouragé par des gamins braillards et peinturlurés ne me plairait pas. Et voir des virages dans lesquels on expulse un supporter parce qu’il voulait soutenir son équipe debout est, à titre personnel, au-delà de ce que j’imagine être le PSG.

Non, les virages du Paris Saint-Germain ne sont pas des tribunes familiales. Selon la formule consacré, en tant que père de famille « je n’y aurais pas emmené mes enfants ». D’ailleurs, cela ne me gêne pas : je ne les emmène pas non plus voir n’importe quel film au cinéma. Il y a un âge pour toutes les choses. Oui, ces tribunes sentaient la haine et la férocité. Tant que c’était la haine de la défaite, tant que nous ne faisions peur qu’à nos adversaires et aux spectateurs de Téléfoot, cela m’allait tout à fait. J’irai même jusqu’à dire que j’y prenais un certain plaisir.

Ce qui fait le PSG, c’est aussi ce frisson qui parcourt l’assistance lorsque vous annoncez que vous êtes abonné au Parc des Princes. Vous le trouvez laid ce frisson ? Quand je regarde attentivement ce qu’il cachait, je vous dirais que moi aussi, souvent. Et pourtant, plus j’y pense et plus je me dis que j’en ai besoin. Parce que c’est à cause de lui que le Paris Saint-Germain ne sera jamais un club comme les autres. Retirez ce frisson, et Paris deviendra insipide, commun. Supporter un PSG aseptisé, qui ne diffèrerait en rien des autres clubs, quel sens cela aurait-il ?

Notes

[1] Pratique publicitaire consistant à associer une marque à un nom propre, comme par exemple la « Ligue 1 Orange » au début des années 2000, ou l’« Allianz Arena » à Munich.

[2] Qu’on ne se méprenne pas : ce qui est choquant, c’est de se servir d’une tribune pour faire passer un message politique. Ce seraient des drapeaux à l’effigie du Che ou des croix celtiques que ça me gênerait tout autant.

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17 commentaires ont déjà été postés par nos lecteurs

  • #1

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    Colony GO HOME !!!!!!!!!!
    6 août 2010 10:34

    Tous debout à l’entrée des joueurs, les stewarts font du zele et se prennent pour des flics, mais que feront-ils si tout le monde se lève et chante ???

  • #2

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    Espoir
    6 août 2010 12:03

    Superbe article Arno.

    S’il pouvait aider à faire comprendre à certains ce que, nous aussi, nous essayons de leur expliquer

  • #3

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    IMFBB
    6 août 2010 12:18

    Salut Arno,

    content de voir que tu as pas mal évolué, ou plutôt, que tu as pris conscience de ce qu’était réellement le plan Leproux.

    Moi, je suis extremement pessimiste. Je pense que les fondamentaux dont tu parles (le Parc, nos couleurs, etc…) sont au contraire gravement menacés par ce plan dont l’objectif réel est de se débarrasser du contre-pouvoir que représentaient des supporters organisés. Plus personne pour l’empêcher de changer de maillot à sa guise, plus personne pour l’empêcher d’augmenter démeusurément les prix après une saison catastrophique…

    Mais il nous tient : on ne se révolte pas, il a gagné et si on se révolte, les incidents qui ne manqueront pas d’en découlé le reforceront tant et plus…

    A+

    Loïc

  • #4

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    Cédric
    6 août 2010 13:33

    Bravo Arno pour cet article qui m’a mis les larmes aux yeux, tellement criant de vérité !

  • #5

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    dany the dog
    6 août 2010 13:35

    Un seul mot d’ordre : ne plus acheter quoi que ce soit (billet pour les matchs, produits dérivé etc etc) tant que Colony, Leproux et toutes sa clique auront la main mise sur ce club. C’est à mon avis la seule solution pour les faire dégager. Non content que leur plan et profondément injuste, mais en plus leur remede sera pire que le mal, j’aimerai savoir comment on va pouvoir différencier des supporters des clubs adverses de venir se mélanger aux péres de familles avec femme et enfants. Car ne révont pas, des sauvages il y en a dans tous les clubs, et s’il ne peuvent pas se taper entre eux, et bien ils se rabattrons sur du gibier plus tendre (les familles). et qui pourra les arrêter !!!! les stewarts !!!!!! Le pire c’est que au final ça va encore pénaliser le PSG.

  • #6

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    pitt92
    6 août 2010 13:45

    j’suis d’accord avec toi, ne surtout pas prendre de billet pour ce match et pour aucun autre car sinon vous cautionnez le plan "tous leproux"…. retrouvons nous demain aux abords du stade pour manifester notre désaprobation et faire savoir que nous sommes et serons toujours présent…

  • #7

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    Florent
    6 août 2010 14:38

    Merci pour cette magnifique chronique !

  • #8

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    pauletapsg
    6 août 2010 16:28

    Très bon article. Si tu te souviens, Arno, j’avais été dur avec toi après ta chronique sur ton "amer abonnement", mais là, je crois que tu illustres très bien ce qui nous blesse dans ce plan Leproux.

  • #9

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    Hydargos
    6 août 2010 17:04

    Il y a déjà eu une expérience de ce type de plan par le passé au Parc des Princes : Le Matra Racing. Son seul et maigre public était constitué principalement d’écoliers. Les animations d’avant match ressemblaient à celles vues lors du tournoi de Paris. Je me souviens même qu’une fois, à l’occasion d’un match contre Toulouse, les dirigeants du Matra avaient organisé une thématique de déguisement autour de la conquête de l’espace et donc dans les tribunes au 3/4 vides, s’agitaient des animateurs déguisés en robot ou en satellite avec du carton et du papier d’aluminium… Par rapport à ce que j’ai pu voir au Parc lors du Tournoi de Paris, j’ai vraiment l’impression de revenir vers cela et quand on sait ce qui est arrivé au Matra, cela laisse songeur.
    Oui, je suis d’accord pour virer les hooligans (il y a longtemps que cela aurait du être fait) mais il ne faut pas que cela se fasse au détriment des passionnés et des amoureux du club, ce qui est malheureusement le cas. En tout cas, le Tournoi de Paris m’a confirmé dans mon idée que ce club est au bord du néant absolu. Si je suis d’accord pour la lutte contre la violence, je ne suis pas d’accord pour cautionner une politique d’exclusion de 12500 fidèles supporters, une politique sportive quasiment inexistante et une politique commerciale et de relation publique qui virent vers le grand guignol. Comme je ne me reconnais plus dans ce club que je supporte depuis 1982 et en attendant que Bazin, Leproux, Chantal Goya et Germain le lynx partent, j’ai décidé d’aller voir du côté du Paris FC…

  • #10

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    pitt92
    6 août 2010 17:11

    j’ai également connu le matra et été voir quelques matchs, on en prend le même chemin…

  • #11

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    amirage
    6 août 2010 18:04

    Autant je trouve le reste de l’article très bien fait, sur l’identité et le frisson (même si perso j’ai une autre vision du frisson). Autant je trouve la partie "PSG des abonnées" et la métaphore sur les deux gars et la maison bancale. Déja j’ai du mal à comprendre le pourquoi d’une comparaison comme celle la. Parce que en dehors de "ils n’évoqueront pas les mêmes détails" ça me semble sonner creux.
    Deuxièmement "l’acheteur abonné" dans la métaphore serait plus à ranger dans la catégorie du vendeur. D’ailleurs la suite de l’article va dans ce sens avec

    j’affirme juste qu’à l’image d’une propriété familiale mise à la vente après le décès de la grand-mère

    Et m^me le premier "l’acheteur seulement passionné" j’ai l’impression la encore que c’est un tout autre portrait qui en est fait. Celle non pas d’un acheteur "tombé amoureux au court du temps de la maison, et qu’il convoite depuis des années" mais d’un acheteur lambda qui pourrait parfaitement n’avoir découvert la fameuse maison qu’au dernier moment après en avoir visité déja 2 autres et avec encore quelques unes à visiter et comparer. J’ai même presque reconnu un acheteur de type Colony, le gars qui arrive avec ses projets sans rien connaitre se dit tiens le vieil arbre la il gache la vue pour découvrir que l’été sans l’ombre de l’arbre c’est un cagnard pas possible au soleil l’aprem et du coup va en catastrophe trouver un abris jardin d’abord en plastique et un ventillo made in china mais çà ne tiens pas puis contraint et forcé va chercher un vieil abris jardin pas cher.

    Parce qu’au contraire un mec qui lorgne sur un truc depuis des années, s’il ne se la joue pas amoureux très très très timide ou s’il n’a pas peur des chinois du FBI, il se fait connaitre. Va prendre des renseignement plus ou moins l’air de rien. Voir même va rencontrer les proprios quelques fois. Bref s’il est vraiment intéressé va faire autre chose que se contenter de passer devant la baraque et attendre un éventuel panneau à vendre. Et serait plus du genre à être à l’affut et ne pas attendre que la nouvelle de la vente de la maison se repende pour se manifester. De même qu’il peut noter les différents changements intervenus au court des années, pas tous certes mais si la maison n’est pas bunkérisée à l’abri des regards et s’il fait sa collecte d’info, se tiens au courant il peut voir ou apprendre deux ou trois petites choses.

    Et qui la maintiendra en meilleur état ?

    Il n’est pas précisé dans l’article lequel est bricoleur bon jardinier et lequel est un manche en bricolage et jardinage, ça compte. ;)

  • #12

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    benj
    6 août 2010 21:47

    Et puis, si celui qui habite l maison depuis son enfance ne répare pas le robinet qui fuit, il entretien fatalement moins bien l’autre (sans parler de l’environnement) Clin d'oeil

  • #13

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    dany the dog
    6 août 2010 21:54

    Et les gars ne réver pas, le seul objetif de Colony est de prendre la concession du Parc des Prince, l’aspect sportif il n’en on rien à cirer. C’est la raison pour laquelle, (je me répéte) il faut absolument boycoté tous les produits dérivés et ne plus aller au Parc pour cautionner cette politique. La seule chose que l’on peu faire (et je suis partant) c’est de venir devant le Parc des Princes avant les matchs pour crier notre révolte sur cette politique qui effectivement prive de nombreux passionnés non violent (si si ça existe) de leur passion. Mais pour cela, il faut que cela soit très organiser et il faudra être trés nombreux, car du coté des CRS, il ne vont pas plaisanter.

  • #14

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    L eau chaude
    7 août 2010 02:33

    Article de grande qualité qui touchera forçément les amoureux de ce club. Merci pour ce témoignage. LE COMBAT NE FAIT QUE COMMENCER. Il est impensable de se laisser priver de ce qui était notre fièrté, le Parc et son ambiance unique. Alors, supporters parisiens, tous au stade pour une manifestation utile et ce jusqu au retour des abonnements.COLONY GO HOME !!!

  • #15

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    Arno P-E
    8 août 2010 19:11

    Merci pour vos commentaires, content que cet article ait touché certains d’entre vous.

  • #16
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    Leno
    12 août 2010 18:02

    Arno, je trouve ton analyse particulièrement juste, et ce pour plusieurs raisons…

    Tout d’abord car tu expliques très bien à mes yeux pourquoi notre patrimoine (stade,nom de celui-ci, code couleurs du maillot) est si important…De façon très rapide, et pour aller dans ton sens, je dirais que le respect de ces éléments d’identification est particulièrement nécessaire en ce sens qu’ils assurent une continuité entre le passé, le présent et le futur de notre Club…
    Quant à la place particulière du nom, je partage tout à fait ton point de vue : c’est le socle même de l’identité du PSG, le concept central…celui qui relie, ou plutôt englobe, toutes les composantes de cette identité (stade du PSG, public du PSG, histoire et palmarès du PSG, valeurs du PSG etc…) Un nom, c’est un destin…dès lors que tu changes ce nom, l’histoire s’arrête, le livre (et non pas seulement un chapitre) se ferme et tout est fini…

    Mais là où j’apprécie tout particulièrement ta vision de ce qu’est le PSG Arno, c’est lorsque tu t’écartes un peu de la question des symboles pour aborder un autre aspect tout aussi important à mes yeux : la mentalité ou l’état d’esprit (être du côté de celui qu’il est de bon ton de détester, rejeter le conformisme qui veut que l’on dénigre, par un moyen ou un autre, le PSG)…car supporter le PSG, pour moi, c’est avant tout cela : faire un choix difficile et mal perçu, qui va te valoir moqueries, stigmatisations et autres plaisirs de ce type…mais qui est assurément courageux, sincère et tout sauf opportuniste …Et ça pour moi, c’est une grande fierté…

    Et c’est pour ça que le PSG ne sera plus, selon moi, vraiment le PSG lorsqu’il sera bien vu de revendiquer son soutien au Club…lorsqu’être supporter du PSG sera un truc qui fait bien ou qui permet de suivre la Majorité (en gros, quand le PSG sera devenu l’OM…) Mais je doute que cela soit le cas un jour, plan Leproux (dont je ne suis pas partisan, loin de là !) ou pas… En effet, si la violence ou le racisme d’une minorité de fans parisiens n’ont pas servi notre popularité , je ne pense vraiment pas qu’il s’agisse là de la cause principale de la haine à notre égard (ça donne juste des arguments à nos détracteurs pour légitimer leur position vis-à-vis de nous)…Je crois au contraire que les racines de ce phénomène sont bien plus profondes (à rapprocher notamment de l’anti parisianisme entre autres) et qu’il est bien trop ancré dans les esprits pour qu’un Lynx et trois familles changent quoi que ce soit…Ainsi, même en cas de succès du plan Leproux (éradication de la violence et fidélisation d’un nouveau public), cela m’étonnerait fort que le PSG dispose durablement d’une bonne image dans l’opinion…si on ne nous accole plus la violence, ça sera autre chose de négatif, je ne me fais pas de souci pour ça….

    Cependant, puisqu’on ne peut pas ne pas en parler, le plan Leproux présente un double danger pour l’identité du Club (en plus d’être cruel et injuste, parole de viragiste) : d’abord car il vire une partie du public qui façonnait aussi à sa manière l’identité PSG (le PSG, c’était la passion et les excès, en positif comme en négatif) mais aussi car il met hors-jeu ceux qui ont à des maintes reprises défendu nos symboles…qui se retrouvent donc bien plus exposés…
    Tout ceci n’étant pas très joyeux, je préfère terminer par une note plus positive en te félicitant de nouveau Arno pour cet article ainsi que pour toutes les fois où tu as brillamment défendu le club face aux attaques des journaleux…

    Je n’ai pas fait le même choix que toi (Pas de Parc dans les conditions actuelles) mais j’ai bcp de respect pour ton engagement au service du PARIS SG.

    Salutations parisiennes

  • #17

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    Arno P-E
    12 août 2010 22:29

    Merci pour ce commentaire. Sympa d’avoir pris tout ce temps pour écrire une réponse aussi bien argumentée, c’est valorisant.

    Je voulais juste rebondir sur la fin de ton message qui m’interpelle : j’avais pas pensé à ce que tu écris à propos de l’anti-parisianisme, qui fait qu’on sera jamais aimés comme l’OM (enfin pas de la même manière). Je n’y avais pas pensé, mais je trouve ça hyper juste. Et en y réfléchissant, j’ai une crainte qui me vient : j’ai peur de détestés et craints, parce qu’on faisait un peu peur, on passe directement à détestés et méprisés. Parce que ce plan familial ne nous rendrait pas sympathiques, tu l’expliques très bien, il nous ferait juste passer pour des baltringues.

    Décidément, ce commentaire porte à réflexion, merci beaucoup Leno.

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