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Makelele va rejoindre le staff du PSG

Makelele : « J’ai assouvi tous mes désirs de joueur »

samedi 5 mars 2011, par Julien Siriex

À 38 ans, Claude Makelele fait figure de vieillard dans le milieu du sport de haut niveau. Pourtant, ses récentes performances prouvent qu’il est encore possible de pratiquer le football professionnel alors que ses belles années sont derrière soi. Le capitaine du PSG dévoile les raisons de son endurance à France Soir avant d’aborder son avenir, qui devrait se dessiner au Paris Saint-Germain.

Sa longévité

Souvent interrogé sur sa longévité — il a débuté sa carrière professionnelle à 17 ans au Stade brestois —, Claude Makelele accepte cette observation, bien qu’il la considère finalement illégitime.

Non, ça ne me gêne pas [de parler de mon âge]. Je n’ai pas besoin de me justifier, je vis bien avec. Ma longévité s’explique par le souci porté à l’hygiène, à la connaissance de mon corps et à une remise en question quotidienne. Je n’attends pas que les choses arrivent, je les anticipe. Et j’ai encore de l’énergie. Je l’ai héritée de mon éducation, des expériences emmagasinées. Mon père a joué au football [il a été international zaïrois], il a commencé jeune et a arrêté tôt, pour se consacrer à sa famille, nombreuse. Il a dû mûrir vite et n’a pas voulu que je reproduise les mêmes erreurs.

Son passé de footballeur

Fort de 21 ans de carrière, Makelele a cependant souvent dû prouver qu’il était un joueur sur lequel on pouvait compter. Et ce, quel que soit le club dans lequel il a évolué.

Partout où je suis passé, de Brest à Nantes, de Marseille à Celta Vigo, on s’est d’abord dit à mon propos : « Oui, il n’est pas mauvais mais on veut voir, il faut qu’il prouve. » Et j’ai toujours répondu présent. Ce fut un combat permanent, du moins est-ce ainsi que je l’ai vécu. Peut-être également avais-je besoin de me prouver que j’étais au moins au même niveau que le concurrent.

Sur son passé de footballeur, Claude Makelele ne regrette qu’une chose : son départ du Real Madrid. En effet, Florentino Perez — l’ancien président madrilène — avait à l’époque poussé pour se séparer du milieu français. Cependant, il ne renie rien de sa carrière.

J’aurais aimé quitter le Real avec les honneurs. Ce sont les aléas de la vie. Dommage, car ce club m’a tout donné. Il m’a porté au niveau mondial, dans des conditions exceptionnelles. Le Real a un tel cachet. À Vigo, où j’arrivais de l’OM, j’ai commencé à être reconnu et respecté. Au Real, on m’a pris pour un remplaçant de luxe. Mon père m’a dit : « Tu vas jouer, ce sera facile. » Mes saisons les plus accomplies ont été en Espagne. À mes yeux, même si on parle de la qualité de jeu du Barça, le Real reste l’emblème du football.

Avec tous mes coaches, on s’est vite compris sans avoir besoin de longues discussions. Tous ont vu que j’étais un bosseur et un gagneur, que je ne trichais pas. Mourinho aussi. Lui, c’est un perfectionniste, un vainqueur, capable de faire déjouer et de sacrifier au spectacle pour l’emporter. Il a soif de titres, la victoire est sa manière de donner du plaisir.

L’homme

D’un point de vue personnel, Makelele avoue être très différent dans la vie que sur le rectangle vert. Harangueur sur le terrain, le capitaine parisien se montre plus discret en dehors. Volontairement.

Les gens ne me connaissent pas, ignorent comment je fonctionne. J’ai ma façon d’être, je suis pudique. Je ne me livre qu’avec la famille et les très proches. Souvent, des infos incorrectes sortent sur moi. Je n’ai pas envie de gaspiller de l’énergie à me défendre.

Je suis simple, très discret et réservé. Je n’aime pas trop être dans les phares, même si, en tant que capitaine, je suis obligé de l’être, ce que j’assume. Être un meneur, ça ne se décrète pas, ça se vit. J’ai appris après avoir quitté Madrid que l’entraîneur, Del Bosque, lorsque j’ai connu des problèmes, avait dit aux dirigeants : « Vous n’avez pas compris ce qu’il représente dans l’équipe et dans le vestiaire. » Ça m’avait touché. Cela signifie que j’étais aussi un meneur dans le groupe, par ma façon de montrer l’exemple.

Même si on ne le voit jamais, je suis aussi fou que le coach [Antoine Kombouaré] ! Mes partenaires pourront le confirmer. Quand je pète un plomb, je le fais vraiment. Il faut être direct avec les personnes concernées. Le coach a sa façon de faire les choses, il est humain, il a le droit de péter un plomb. J’ai connu Christian Karembeu à Nantes, qui avait le même tempérament. Il était impossible à arrêter, quand il s’énervait il valait mieux se pousser…

Son avenir

À l’issue de cette saison, Makelele devrait prendre sa retraite sportive, même s’il déclare encore être capable de jouer au moins une saison supplémentaire. Cependant, un rôle au sein du staff parisien l’attend, comme le prévoit son contrat.

Je ne pense pas [jouer la saison prochain avec Paris], non, vraiment pas. Aujourd’hui, c’est un non catégorique. […] Je pourrais encore jouer un, deux voire quatre ans. Mais j’ai assouvi tous mes désirs sur le terrain. […] Je réfléchirai avec le club et le président pour trouver le rôle qui sera précisément le mien l’an prochain, avec la conscience que Paris n’est pas un club ordinaire. C’est celui de la capitale, le public est exigeant, demandeur de performances, parfois grincheux même quand il y a le résultat. Il faut se donner les moyens de poursuivre dans la voie tracée jusque-là, mais aussi être lucide. On ne demande pas à un âne de disputer des courses avec un cheval ! Mais pour le moment je suis encore joueur et je veux me concentrer sur le sportif uniquement.

Le PSG

Au sein du Paris Saint-Germain, Makelele tient à souligner l’apport de son jeune vice-capitaine Mamadou Sakho, qu’il destine à un avenir radieux :

Il assume très bien d’être le patron de la défense. Il a l’étoffe pour être le futur patron de l’équipe, et pourquoi pas l’être en équipe de France. Il a une grosse marge de progression et continue à tracer sa voie, intelligemment. Je lui donne des conseils mais j’en prends aussi du groupe. Il n’y a pas d’âge pour en recevoir.

Enfin il estime qu’Edel mérite la confiance de tout le groupe, malgré quelques bévues occasionnelles. Simplement car le football se joue à onze, et non en solo :

Le foot est un sport collectif, la solidarité doit être une réalité. Je souffre pour lui mais il est solide et a envie de progresser. L’essentiel est d’avancer et de faire abstraction du reste. Pour accomplir une grande carrière, il faut cette capacité-là.

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Claude Makelele
Photo Éric Baledent — PSGMAG.NET

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1 commentaire a déjà été posté par nos lecteurs

  • #1

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    michel
    6 mars 2011 04:45

    Merci MONSIEUR Claude

    Apportez au Club dans les années à venir tout ce que vous nous avez déjà donné en tant que joueur

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