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Synthèse des faits marquants

[32e j.] Retour sur PSG 3-1 Bordeaux (vidéos)

Les Parisiens ont fait chuter le champion de France en titre

lundi 12 avril 2010, par Gauthier B., Vivien B.

[32e j.] Retour sur PSG 3-1 Bordeaux (vidéos)

Au programme de ce « retour sur le match » : le match en bref, le bon match d’Edel, il fallait recruter Ciani, l’ambiance au Parc des Princes, suspensions, infos diverses, statistiques historiques et sur la saison en cours, photos et news des tribunes, et encore quelques infos complémentaires…

Le PSG a bien préparé sa demi-finale de coupe de France — mercredi face à Quevilly — en s’imposant 3-1 face aux champions de France en titre.

Le match en bref

Comme d’habitude cette saison, les compositions d’équipe proposées par le Parisien et L’Équipe n’avaient absolument rien à voir avec ce que Kombouaré avait concocté. Pour préparer la demi-finale de coupe de France face à Quevilly mercredi, l’entraîneur du PSG n’avait pas décidé de faire tourner mais d’aligner sa meilleure équipe possible. Seule la suspension de Clément imposait la titularisation de Granddi Ngoyi. Côté girondin, Laurent Blanc devait déplorer les absences de Carasso et d’Alou Diarra, remplacés respectivement par Ramé et Sané, et son équipe affichait un état de méforme assez alarmant.

Le début de match est plutôt équilibré, les deux équipes évoluant dans deux styles radicalement différents : Bordeaux garde la possession du ballon et tente d’avancer progressivement, tandis que Paris se montre intraitable à la récupération et se projette très vite vers l’avant. Camara sort gagnant de tous ses duels face à Chamakh, et Makelele est présent sur tout le front du milieu de terrain.

Du coup, même avec la maîtrise du ballon, Bordeaux se montre relativement impuissant. La première frappe du match est lointaine : elle est l’œuvre de Plasil, et captée sans souci par Edel. Quelques minutes plus tard, ce sont les Parisiens qui créent le danger : un centre du gauche d’Erding est repris de volée par Sessegnon ; cela finit au-dessus. Peu après le premier quart d’heure, Giuly se voit logiquement refuser un but pour hors jeu. Puis, sur un long ballon de Gourcuff, Gouffran — vraisemblablement hors jeu au départ — se présente face à Edel. Le portier avait superbement anticipé et empêche son adversaire de tirer.

Il s’en suit une très grosse occasion de chaque côté. D’abord, sur une passe mal assurée au milieu de terrain, Erding récupère le ballon et file dans la surface : son tir du gauche est repoussé par Ramé. Puis, sur un coup franc lointain, la frappe lourde de Wendel est repoussée par Edel ; sur le centre qui suit, Gourcuff expédie une tête au ras du poteau.

Si les Bordelais parviennent à attaquer, défensivement ils sont en difficulté sur chaque ballon, et les erreurs se multiplient. Le paroxysme est atteint à la 31e minute quand Ciani manque une passe en retrait pour Ramé. Erding s’apprête alors à filer vers le but vide quand le portier repousse le ballon de la main. Le souci est qu’il n’est à moment-là plus dans sa surface : Ramé est donc expulsé, et remplacé par le jeune Abdoulaye Keita après la sortie de Gouffran.

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Après quatre minutes de flottement, le coup franc est exécuté et la sanction est immédiate : Sessegnon décale Armand, et sa frappe contrée termine au fond des filets (1-0, 35e). La fin de première mi-temps est marquée par de nombreuses contre-attaques gâchées par les Parisiens, qui ratent leurs dernières passes dans des situations idéales. Sauf une fois, où Sessegnon remonte tout le terrain avant d’ouvrir depuis son côté gauche, pour Giuly côté droit qui arme une superbe volée que Keita sort du bout des doigts.

La seconde mi-temps débute avec une nouvelle grosse occasion pour Paris : suite à un coup franc, Erding se retrouve excentré dans la surface ; il centre de l’extérieur du pied pour la tête de Hoarau. Au prix d’un joli réflexe, Keita évite à nouveau un second but. Suit une période où Bordeaux se reprend un peu, et où l’on craint de devoir regretter la maladresse offensives des Parisiens. Toutefois, les Girondins n’arrivent à exister que sur des frappes de loin. L’une, de Sané, est déviée en corner par Edel ; la seconde, de Trémoulinas, est repoussée sur le poteau — il est d’ailleurs à noter que cette action n’a pas eu l’honneur d’être montrée dans le résumé de Canal+

Les Bordelais s’éteignent alors complètement et Paris se retrouve à nouveau très présent dans la surface adverse. Erding réalise d’abord une belle frappe en pivot, à nouveau sauvée par Keita. Puis, il parvient enfin à marquer : un mauvais dégagement de Keita atterrit dans les pieds de Hoarau. Celui-ci trouve Erding — pourtant largement hors jeu — dans la surface. L’assistant ne signale pas la position illicite, et Erding parvient à se retourner, à dribbler et à expédier en force la ballon dans la lucarne adverse (2-0, 74e).

À 2-0, on pense la match plié. Pourtant, six minutes plus tard, un coup franc de Wendel est repris de la tête par Sané : Bordeaux réduit le score (2-1, 80e). Mais les Girondins n’ont pas les ressources pour aller chercher l’égalisation. Après ce but, l’équipe de Laurent Blanc se montre à nouveau insuffisante. Hoarau arrive à se frayer un chemin vers le but en humiliant le pauvre Ciani d’un petit pont, puis bute sur Keita. Ce n’est que partie remise puisque quelques minutes plus tard, Makelele tire un coup franc sur la tête de Hoarau, qui devance la sortie du jeune portier adverse (3-1, 86e). Paris aura encore une dernière occasion par Kezman, qui après un crochet dans la surface décoche un enroulé du gauche que Keita repousse.

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Paris s’impose donc dans un match de prestige, devant son public, et bat enfin une grosse équipe. Il ne faut pas bouder son plaisir, mais comme l’a souligné Zoumana Camara à la fin de la rencontre, c’était clairement le bon moment pour prendre ces Girondins, bien partis pour ne rien gagner cette saison.

Cliquez ici pour voir toutes les vidéos des buts

Le bon match d’Edel

Est-ce la pression du retour imminent de Grégory Coupet, de retour ce samedi en CFA ? Edel a probablement réalisé sa meilleure prestation sous le maillot parisien. Lors de son intérim, il a alterné le bon et le moins bon. Mais contre Bordeaux, il s’est montré impérial en tout point. Il a réalise une multitude d’arrêts de grande classe, en étant souvent prompt à sortir pour gêner les attaquants — comme lors de ce duel face à Gouffran. Il a également été très présent dans le domaine aérien, effectuant une kyrielle de prises de balle très propres, soulageant ainsi une défense qui, pour avoir joué longtemps avec Mickaël Landreau, n’était pas habituée à ce genre d’autorité dans la surface.

Il fallait recruter Ciani

Pour stigmatiser le recrutement parisien, il a été dit par plusieurs experts que le PSG avait laissé filer Ciani l’été dernier, et que c’était une honte lorsque l’on voyait les prestations de Sakho et/ou Camara. Toujours prompts à s’emballer sur un joueur qui n’a pas prouvé grand chose, certains médias ont propulsé Ciani au rang d’excellent défenseur de L1. Sauf que depuis plusieurs semaines, Ciani se montre particulièrement malhabile et enchaîne les erreurs grossières.

Contre Paris, il ne s’est montré serein à aucun moment et n’a jamais su faire face au pressing incessant d’Erding. Craquant même à la 31e minute en mettant en danger son gardien — sur un ballon pourtant facilement négociable —, et provoquant son expulsion. Il a continué la rencontre sur la même lancée, se faisant dribbler à plusieurs reprises par les Parisiens, avec notamment un petit pont de Hoarau qui lui fera faire des cauchemars.

Quant à Camara, il a complètement dominé Chamakh, et ce même dans le jeu aérien, pourtant le point fort du Marocain.

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Ambiance au Parc des Princes

Avant le match — scoop du Parisien : le Parc sera bordelais

Le matin du match, le quotidien le Parisien annonçait la couleur dans un article intitulé « Le Parc des Princes derrière les Girondins ? » :

L’ambiance risque d’être très spéciale ce soir dans les travées du Parc des Princes. […] Si les chants de soutien au PSG devraient être rares voire inexistants, l’ambiance pourrait parfois s’avérer ubuesque. De nombreux fans parisiens ne cachent pas qu’ils seront aujourd’hui derrière… Bordeaux. « Si le PSG gagne, il n’est pas impossible qu’on les siffle, explique un abonné de Boulogne. On n’a plus rien à gagner et on ne veut surtout pas que Marseille soit champion de France. » La détestation de l’ennemi juré pourrait donc s’avérer plus forte que l’amour du maillot. Une situation incroyable… sauf à Paris. « Même si on perd, je ne serai pas forcément déçu, renchérit un supporteur du virage Auteuil. De toute façon, on vit déjà une saison pourrie. »

Il n’est dès lors pas inutile de signaler que les 42 000 spectateurs du Parc des Princes ont vécu une soirée très agréable, au cours de laquelle les Bordelais n’ont jamais été encouragés. Le PSG, en revanche, a bien été poussé tout au long de la rencontre par son douzième homme, ravi de mettre le champion de France en titre au tapis. Giuly, Erding et Hoarau sont sortis sous les ovations du public.

Si l’ambiance ne fut pas pour autant celle des plus grands soirs, c’est dû à la mise en sommeil des Lutèce Falco et au boycott des Supras, des Authentiks et de la Grinta — et aucunement en raison de la lutte à distance entre le FCGB et l’OM. Cette année encore, si les Marseillais ne sont pas champions, ce ne sera donc pas à cause du PSG…

Après le match — mensonge du Parisien : le Parc n’a pas chanté

Au lendemain du match, le quotidien s’est bien gardé de prévenir ses lecteurs de son scoop bidon de la veille :

Dans les tribunes, l’ambiance n’était ni aux chants ni aux belles banderoles hier soir.

En réalité, que ce soit à Boulogne ou à Auteuil — malgré l’absence d’organisation —, des chants sont régulièrement descendus des travées pour encourager l’équipe. À Auteuil, les chants étaient plus spontanés et sporadiques que d’habitude, mais ils étaient bel et bien présents.

Les lecteurs du Parisien devaient donc également lire L’Équipe pour être correctement informés sur l’ambiance au Parc des Princes samedi soir. Le quotidien sportif évoque « un PSG chaleureux dans un Parc heureux » et consacre un bref article aux tribunes, intitulé « Et le Parc rechante » :

Bien sûr, il n’y a pas eu de chants se faisant écho d’un virage à l’autre, pas de « Boulogne est magique » répondant à un « Auteuil est magique », la tension entre les deux kops étant encore trop vive. Mais il n’y a pas eu d’insultes non plus, pas de crispation aux abords du stade […]. Le retour du public au Parc des Princes, après un match à huis clos, s’est déroulé en douceur, sans animosité. […] Hier, les fans et les supporters du PSG avaient retrouvé de la voix au Parc des Princes pour chanter et soutenir leur équipe.

Autres infos sur le match

Stats en vrac

- Série. Le PSG reste désormais sur trois — larges — victoires consécutives au Parc des Princes en championnat (4-1 contre Sochaux, 3-0 contre Boulogne-sur-Mer, 3-1 contre Bordeaux). Une série que le PSG n’avait plus réalisé depuis janvier-février-mars 2009 et un enchaînement de quatre succès de rang (Sochaux, Caen, Saint-Étienne puis Sochaux).

- Stats PSG-Bordeaux. Paris n’avait plus marqué trois buts face aux Girondins depuis le 2 avril 2006 et une victoire 3-1 en championnat. Depuis, le PSG restait sur six défaites — dont trois consécutives depuis l’an dernier —, un match nul et une seule victoire en huit rencontres.

- Au Parc des Princes… À domicile, les Parisiens restent en revanche sur deux succès consécutifs face à Bordeaux en L1 : 1-0 la saison dernière, 3-1 cette année.

- Armand puissance 7. Sylvain Armand a inscrit son septième but au PSG en L1 depuis son arrivée à l’été 2004, son deuxième cette saison après celui inscrit face à Grenoble. En 2009/2010, il est également impliqué — en tant qu’avant-dernier ou antépénultième passeur — dans la réalisation de six buts en championnat et deux en coupe de France.

- Deux buts d’écart. Les plus larges défaites concédées par les Bordelais cette saison l’ont été par deux buts d’écart. Il s’agit donc de l’une des plus lourdes défaites du champion de France en titre…

L’objectif pour la fin de saison

Dans le Parisien de dimanche, Guillaume Hoarau annonce que le groupe s’est fixé un objectif pour les six dernières journées de championnat :

On s’est donné un objectif entre nous : on veut rester invaincus jusqu’à la fin de la saison !

Le même jour, le même journal annonce également :

En championnat, le staff et les joueurs se sont fixé un objectif — la 8e place — et ils n’en démordront pas.

La définition de la semaine

Insatisfait chronique. Personne qui n’est jamais satisfaite. Exemple : Dominique Sévérac, reporter au Parisien, après le match PSG 3-1 Bordeaux :

Il y a comme un doute. On aurait voulu voir le même match à onze contre onze pour être sûr que Paris était bel et bien supérieur à Bordeaux.

Infos en vrac

- La feinte de Laurent Blanc. Après l’expulsion de Ramé à la demi-heure de jeu, Abdoulaye Keita a fait son entrée en jeu… sans qu’aucun Bordelais ne sorte. L’arbitre, Alexandre Castro, étant plus vigilant que Rémi Harrel en 1999 [1], le gardien remplaçant des Girondins a dû attendre qu’un de ses coéquipiers — Gouffran, conspué par le Parc — ne laisse sa place avant de pouvoir rentrer en jeu.

- Nivellement par le bas. Pour être bien sûrs de cantonner leurs analyses au ras des paquerettes, les reporters de L’Équipe « analysent » la prestation des joueurs dans une rubrique qui ne laisse le choix qu’entre ceux qui « ont flambé » et ceux qui « sont passés à côté ». Contre Bordeaux, Ludovic Giuly obtient la note de 7, ce qui fait de lui le meilleur Parisien du match. Et il se trouve dans la catégorie « ils sont passés à côté ». Logique…

Le point sur les suspensions

Averti samedi soir pour la troisième fois en dix matches, Claude Makelele sera suspendu face à Rennes.

Sammy Traoré (deux matches) et Christophe Jallet (deux matches également) seront suspendus s’ils sont sanctionnés durant les prochaines rencontres.

Par ailleurs, cinq joueurs parisiens seront sous la menace d’une suspension lors de leur prochain carton jaune : Chantôme, Erding, Hoarau, Kezman et Sessegnon.

Enfin Younousse Sankharé sera suspendu face à Quevilly.

Notes

[1] Lors du match PSG-Montpellier, les Héraultais avaient fait rentrer un remplaçant après que Baills a reçu un carton rouge sans qu’aucun Montpelliérain ne sorte, jouant ainsi à onze contre onze malgré l’expulsion d’un joueur. Les médias en avaient alors profité pour railler… le club parisien ! Voir le récit du match.

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2 commentaires ont déjà été postés par nos lecteurs

  • #1

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    commentateur anonyme
    13 avril 2010 17:06

    la défense à tout va du psg m’agace, ciani est meilleur que camara, il faut ouvrir les yeux, certains ne leu veulent à l’image des dirigeants, résultat, on est mal classé

  • #2

    Votez
    Gauthier B.
    13 avril 2010 17:22

    Justement, j’ai ouvert les yeux samedi. Et Ciani a été pitoyable de bout en bout, comme il l’est depuis quelques semaines, et Camara très bon. Ca ne veut évidemment rien dire sur la qualité intrinsèque des joueurs, mais mon but en mettant ça en avant est juste de nuancer la quantité de jugements à l’emporte-pièce qui ne se résument finalement qu’à « tout est mieux ailleurs ».

    Ciani a fait une carrière relativement anonyme jusqu’à son arrivé à Lorient, où il était, paraît-il bon. Comme Camara l’était à Bastia dans sa jeunesse où à St-Etienne avant de venir à Paris. Le problème, c’est que vu que peu de gens s’enchaînent les matches de ces équipes, il est difficile d’avoir un jugement fiable.

    Cette saison, Ciani a été bon quand Bordeaux était bon. Bon dans une bonne équipe en somme. Dès que le niveau des Girondins a fléchi, que quelques joueurs importants n’étaient plus là, il a sombré. De fait, dire qu’il y a une telle différence de niveau entre Camara et Ciani me semble très aventureux. M’est avis que Camara, dans une équipe de Bordeaux qui tourne ne ferait pas forcément pire que Ciani, et inversement, Ciani chez nous dans notre équipe en difficulté ne ferait pas forcément mieux que Camara.

    Ce qui ne fait pas non plus de Camara un joueur indéboulonnable.

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