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Synthèse des faits marquants

[14e j.] Retour sur Boulogne 2-5 PSG (vidéos)

Paris revient à la 7e place, à six longueurs des Bordelais

jeudi 3 décembre 2009, par Gauthier B., Vivien B.

[14e j.] Retour sur Boulogne 2-5 PSG (vidéos)

Au programme de ce « retour sur le match » : le match en bref, les penalties, les satisfactions (Sankharé, Luyindula, Armand, Maurice), la déception (Giuly), infos diverses, statistiques, photos et news des tribunes, et encore quelques infos complémentaires…

Les Parisiens devaient confirmer sur le terrain d’un mal classé la victoire étriquée acquise contre le leader auxerrois samedi dernier.

Le match en bref

Match de la 14e journée joué en retard suite au report d’OM-PSG, ce match contre Boulogne ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices. Avec Cearà et Sakho malades de dernière minute, Coupet et Hoarau blessés de longue durée et Sessegnon suspendu, cela faisait cinq titulaires habituels absents au coup d’envoi. Edel faisait donc ses débuts attendus en championnat, Traoré et Jallet étaient titularisés en défense, Sankharé prenait le côté gauche du milieu de terrain et Chantôme le poste de meneur de jeu. Luyindula débutait sur le banc, sans que l’on sache vraiment si c’était pour sanctionner sa mauvaise prestation face à Auxerre, ou pour garder un joker de poids en cas de coup dur…

Sur le terrain, le vent est particulièrement fort et la pelouse gorgée d’eau. Dès lors, difficile d’espérer une quelconque qualité de jeu. Les premières minutes vont en ce sens : les Boulonnais peinent à réaliser le moindre enchaînement correct, et les Parisiens, pourtant largement dominateurs, ne cessent de glisser et d’être patauds à l’approche de la surface adverse. Seul Younousse Sankharé semble vraiment à l’aise : c’est lui qui crée le premier le danger en remontant la moitié du terrain sur son côté, et en servant Giuly, dont la frappe trop molle est captée par Bédénik. Paris continue à dominer et à se créer quelques situations intéressantes, mais joue contre le vent, ce qui nuit clairement aux transmissions.

Au bout d’une demi-heure de jeu, les Parisiens, usés par ce contexte climatique, commencent à baisser le pied et à laisser les Boulonnais s’approcher. Sur un énième dégagement freiné d’Edel, qui ne dépasse pas les 35 mètres, Armand dégage comme il peut. Les Boulonnais récupèrent et Ducatel, plein axe, frappe du gauche. La balle, visiblement très aérodynamique, prend énormément de vitesse et vient se loger dans la lucarne d’Edel, qui frôle pourtant le missile (1-0, 36e). Le but est autant dû au culot boulonnais qu’à la météo capricieuse du Nord-Pas-de-Calais. Il ne se passe plus rien en première mi-temps.

À ce moment-là, il n’y a que les éternels pessimistes pour ne pas comprendre l’importance du vent sur la tournure de la rencontre : il est clair qu’en deuxième période, les Parisiens déjà dominateurs auront nettement plus de facilités pour jouer, avec le vent dans leur dos.

Dès la reprise, les Boulonnais comprennent bien l’ampleur de la tâche : plus aucun de leurs ballons ne trouve preneur, et la pression parisienne se fait de plus en plus grande. À la 57e minute, Luyindula rentre à la place d’un Giuly encore une fois très emprunté. Le PSG repasse en 4-4-2 et Chantôme prend le couloir droit. C’est immédiatement payant, puisque trois minutes plus tard, Luyindula centre depuis le côté gauche au second poteau, Chantôme contrôle superbement et frappe en force côté opposé : le PSG revient au score (1-1, 60e). Dans la foulée, Erding file vers le but et se retrouve fauché en pleine surface par Soumaré (voir plus bas). Penalty logique, transformé par Luyindula (1-2, 63e).

En trois minutes, Paris a renversé la vapeur. Mais cela ne s’arrête pas là : dans la foulée, Sankharé centre impeccablement pour Erding qui marque d’une tête piquée (1-3, 67e). Enfin un double une-deux Armand-Luyindula se conclut par une passe en retrait de ce dernier pour Erding, qui réalise le doublé du gauche (1-4, 69e). En neuf minutes, Paris vient de marquer quatre buts à l’extérieur, et s’est mis à l’abri.

Kombouaré en profite alors pour faire un peu tourner : Chantôme, qui revient de blessure, est remplacé par Bourillon — qui se positionne en arrière droit, Jallet montant d’un cran —, et Jean-Eudes Maurice prend la place d’Erding. Les Parisiens jouent facile, peut-être trop, et suite à un mauvais contrôle de Traoré, un Boulonnais se retrouve miraculeusement dans la surface. Celui-ci s’écroule dans la surface au contact d’Armand, et Stéphane Bré siffle ce qui s’apparente à un penalty de compensation. Edel encaisse donc un deuxième but, sans y pouvoir quoi que ce soit (2-4, 82e).

Heureusement, Paris a la bonne idée de recommencer à attaquer et dans les dernières minutes. Sankharé, encore lui, déborde et centre pour Maurice, qui reprend en extension. Bédénik se troue et accompagne le but dans ses filets (2-5, 86e).

Paris s’impose donc sur un très beau score à l’extérieur et fait du coup un grand bond au classement : les Parisiens deviennent septièmes, à 6 points seulement du leader qu’ils affronteront ce samedi. De par la faiblesse de l’opposition et les conditions climatiques burlesques, il est difficile de tirer des enseignements définitifs de cette rencontre. Toutefois, Paris prend des points et marque beaucoup de buts, ce qui est largement suffisant pour passer une très bonne soirée.

Les penalties

Grégory Nowak et Patrice Rio, commentateurs sur Foot+, étaient catégoriques au moment du penalty sifflé sur Erding : il n’y avait pas faute puisque le défenseur ne touchait pas l’attaquant. Sauf que dire ceci va complètement à l’encontre du règlement : une faute sur un adversaire ne nécessite pas forcément un contact. À l’image de la faute de Sakho qui aurait dû entraîner un penalty pour Auxerre samedi dernier, le tacle du défenseur de l’USBCO est réalisé n’importe comment. Il ne joue absolument pas le ballon, et coupe ainsi forcément la course d’Erding, obligé de sauter pour éviter le tacle. A contrario, s’il avait seulement voulu rendre la faute évidente aux yeux de tous, il lui aurait suffi se laisser découper en deux par Soumaré… En revanche, il faut concéder qu’Erding, pour marquer la faute, s’est bien laissé tomber une fois le tacle évité. Ce qui n’enlève rien à l’existence de la faute.

Quant au penalty boulonnais, les commentateurs étaient cette fois-ci d’accord pour dire qu’il était « évident ». En ce qui nous concerne — et c’est d’autant plus facile à dire que cela n’a aucune incidence sur le score —, il nous semble que l’éventuelle faute d’Armand sur son adversaire reste très difficile à cerner. L’attaquant s’écroule au moment où le défenseur parisien s’approche de lui, sans qu’un seul contact illicite ne soit visible. Cela s’apparente plus à de la compensation arbitrale, et de la compassion envers un petit club malmené…

Les satisfactions

Le match se faisant sans Sessegnon, il y avait beaucoup de questions sur l’identité des joueurs capables d’animer l’attaque parisienne. Younousse Sankharé a été titularisé contre toute attente, et il faut bien dire qu’il a été le grand gagnant de la rencontre. Pour la première fois, Sankharé a affiché la même détermination et la même assurance que lorsqu’il joue en CFA ou avec les Espoirs. À ce poste de milieu gauche qui reste à prendre, il a été le seul Parisien à faire fi du vent en première période. Il a su mettre en avant toutes ses qualités : son explosivité pour partir vite vers l’avant, et sa puissance physique pour récupérer des ballons très haut. En seconde période, il a délivré deux passes décisives. Surtout, grâce à son omniprésence, quatre des cinq buts parisiens sont venus de la gauche, chose plus que rare ces derniers temps. Déjà buteur en CFA dimanche dernier, Sankharé vient sans doute de marquer énormément de points pour la suite.

L’autre gagnant est Peguy Luyindula. Dès qu’il est rentré, le visage du PSG a littéralement changé, et il est impliqué sur trois des cinq buts parisiens. Il a prouvé que sa mauvaise prestation face à Auxerre n’était qu’un coup de mou et qu’il n’était pas encore prêt à céder sa place.

Il faut aussi saluer le premier but en Ligue 1 de Jean-Eudes Maurice — qui avait déjà marqué en coupe de la Ligue à… Boulogne-sur-Mer. Le joueur, dont le patronyme fait énormément rire le site de So Foot, a montré qu’il ne fallait pas le considérer si vite comme un espoir déchu. Il n’est certes pas le joueur le plus talentueux de la jeune garde du PSG, mais venant du monde amateur — il a été formé à Alfortville —, il est sans doute conscient de la chance qu’il a de jouer en pro. En tout état de cause, quand il rentre, Maurice se montre très motivé, ce qui suffit parfois à faire la différence par rapport à des jeunes joueurs qui croient que tout leur est acquis.

Enfin, il est à souligner que Sylvain Armand est enfin en train de monter en régime. Après son bon match face à Auxerre, il a de nouveau fourni une belle prestation contre Boulogne. Très offensif — il a bien aidé Sankharé à se positionner sur le terrain —, il a également été l’auteur de deux beaux sauvetages défensifs. Ceux qui l’ont dans le collimateur diront qu’Armand est fautif sur les deux buts encaissés. Le premier but lui est pourtant difficilement imputable, vue la façon dont le ballon tournait à cause du vent. Quant au penalty, la faute est loin d’être évidente… Cela serait malhonnête de lui tenir rigueur de ces deux buts encaissés.

La déception

Positionné côté droit, Ludovic Giuly n’était pas dans un grand jour. Si, en première mi-temps, la difficulté de jouer contre le vent peut expliquer certaines lacunes, le fait qu’une fois balle au pied il n’arrivait jamais à prendre le dessus sur son vis-à-vis est plus inquiétant. En seconde période, alors que toute l’équipe parisienne jouait de plus en plus haut, Giuly n’arrivait toujours pas à se mettre en avant. Et comme contre Auxerre, sa sortie a coïncidé avec l’ouverture du score parisienne.

Pourtant en forme en début de saison — il semblait plutôt bien s’acclimater à ce poste d’ailier droit —, Giuly accuse clairement le coup depuis quelques semaines. Si Sankharé confirme à gauche, que Sessegnon reprend son poste à droite et que le duo Luyindula-Erding est toujours aussi complice, Giuly pourrait bien s’installer durablement sur le banc de touche.

Autres infos autour du match

Stats en vrac

- Attaque. Avec 23 buts en 14 matches — soit 1,64 but par match en moyenne —, le PSG est à une longueur de la meilleure attaque du championnat.

- Quatre buts en 9 minutes ! Entre l’égalisation de Chantôme (60e) et le deuxième but d’Erding (69e), seules neuf minutes se sont écoulées. Maurice ajoutera un cinquième et dernier but dans les cinq dernières minutes, habituellement un temps faible des Parisiens.

- Penalties. Erding, qui avait échoué dans cet exercice à Sochaux (1-4) le mois dernier — Clément avait néanmoins marqué sur l’action —, n’a pas tiré le penalty qu’il a obtenu. Le penalty accordé aux Boulonnais est quant à lui le premier concédé par le PSG cette saison.

- Encore un but encaissé. Pour la douzième fois sur 14, le PSG a encaissé au moins un but en championnat. Le premier d’Edel au PSG.

- Landreau vous salue bien. Après le but de Rudy Mater à Valenciennes (2-3), c’est la deuxième but que le PSG encaisse sur une frappe de loin. Mickaël Landreau ne serait donc pas le seul gardien à encaisser ce genre de buts ?

Un score historique

- Une première depuis 6 ans. Le PSG n’avait plus marqué au moins 5 buts depuis un déplacement à Langueux (DSR) en 2004/2005, en coupe de France (1-6). En championnat, il faut remonter à 2003/2004 et une victoire 6-1 contre Montpellier.

- Podium. Ce n’est que la troisième fois dans l’histoire du PSG que les Parisiens inscrivent au moins cinq buts en déplacement en première division. Les deux précédents s’étaient déjà conclus sur le score de 2-5, à Montpellier en 1981/1982 et à Toulon en 1991/1992. Le record du nombre de buts marqués reste toutefois le 0-10 infligé en 1993/1994 à Côte-chaude Saint-Étienne, en 32es de finale de coupe de France.

- Par ailleurs, à domicile… Au Parc des Princes, Paris a déjà inscrit au moins cinq buts à 20 reprises en L1, la dernière fois en 2003/2004 contre Le Mans (5-1). Toutes compétitions confondues, le record de buts marqués à domicile depuis 1970 date du 8-0 infligé au Stade Français au 5e tour de la coupe de France 1972/1973.

Le point sur les suspensions

Averti mercredi soir pour un contact pourtant anodin, Ludovic Giuly sera menacé en cas de nouvel avertissement, tout comme Cearà, Clément, Luyindula et Traoré.

Par ailleurs, Mamadou Sakho et Granddi Ngoyi sont toujours sur la liste des joueurs sous la menace d’une suspension en cas de nouvel avertissement.

Banderoles, tribunes et photos

Les photos des tribunes sont disponibles sur les sites habituels :
- le fil dédié au match de Mouvement Ultra.

Le site officiel du Paris SG propose également des photos du match et des tribunes.

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1 commentaire a déjà été posté par nos lecteurs

  • #1

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    Ludovic
    3 décembre 2009 11:27

    Super papier. Comme d’habitude.

    Merci pour l’éclairage sur les penalties. Très instructif.

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