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Les recrues du PSG en 1999 — épisode 1/4

Portraits d’anciens du PSG : Laurent Robert, Abriel

Revisitez la carrière parisienne des joueurs arrivés au PSG en 1999

vendredi 17 décembre 2010, par Gauthier B.

Portraits d'anciens du PSG : Laurent Robert, Abriel

Toute cette saison, PSGMAG.NET vous ramène au siècle précédent, en vous proposant chaque mois le résumé d’une saison passée et le portrait des joueurs arrivés au club à l’époque. L’opération « rétro » se poursuit avec la saison 1999/2000. Au programme cette semaine, la carrière parisienne de Laurent Robert et Fabrice Abriel.

Cette semaine, retrouvez les portraits de Laurent Robert et Fabrice Abriel.

Laurent Robert

En 1999, après une saison terne, le PSG veut changer son visage offensif, et prendre des joueurs capables d’animer le jeu. C’est pour cela qu’est recruté Laurent Robert, joueur percutant qui aura pour mission d’animer le flanc gauche. Natif de la Réunion, Laurent Robert intègre le centre de formation de Montpellier et entame sa carrière pro en 1994/1995, alors qu’il n’a pas encore 20 ans. La saison suivante, il devient un super-remplaçant dans son équipe, rentrant souvent en cours de match et se montrant parfois décisif. Comme lors d’une rencontre au Parc des Princes où il donne la victoire à son club, face au PSG.

À partir de 1997, il devient une pièce essentielle de l’équipe héraultaise, et réalise notamment une saison 1998/1999 très complète avec onze buts au compteur en championnat. Des clubs plus huppés s’intéressent alors à lui, et Robert a le choix entre Paris, Marseille et Lens. S’il est courtisé par les deux clubs et que le Parisien annonce un temps sa signature imminente dans le Nord, c’est bien le challenge parisien qui le convainc puisque Robert rejoint le PSG pour 40 MF. Il s’intègre très vite à sa nouvelle équipe, et se régale aux côtés de son capitaine Benarbia. Le Réunionnais marque trois buts lors des deux première rencontres de championnat, et s’impose comme un élément moteur de l’équipe, qui prend dix points sur douze en ce début de saison 1999/2000. Cette nouvelle exposition suffit à faire de lui un international français puisque Roger Lemerre lui offre coup sur coup deux sélections chez les Bleus. Son profil de gaucher, rare à l’époque chez les Bleus, lui donne un atout supplémentaire.

Malheureusement, la suite n’est pas aussi idyllique : Robert se fait expulser à Lyon pour un tacle très violent. Une fois sa peine de trois rencontres de suspension purgée, il réintègre l’équipe, mais se montre moins en réussite. Son équipe alterne le bon et le moins bon, et Robert est encore dépendant des performances de ses coéquipiers. Surtout, il peine à se contrôler et subit deux nouvelles expulsions : au Havre, puis à Monaco en janvier, avec au passage une polémique sur des propos peu amènes qu’auraient tenu l’arbitre Damien Ledentu. Cette mauvaise passe l’éloigne de l’équipe de France.

La fin de saison sera toutefois meilleure, puisque Robert réalise plusieurs passes décisives et, surtout, contribue à hisser son équipe à la deuxième place du championnat en marquant cinq buts lors des cinq dernières rencontres. Il est également un des acteurs majeurs du bon parcours en coupe de la Ligue de son équipe, qui arrive jusqu’en finale, où elle s’incline face à Gueugnon (D2). Après cette première saison encourageante, Bergeroo décide de continuer à miser sur son Réunionnais en le maintenant titulaire pour la suite.

Bien lui en a pris, puisque Robert franchit un pallier dès l’été en atteignant un niveau de jeu impressionnant. Avec un recrutement massif et onéreux, l’équipe du PSG marche bien et Robert en est le principal artificier. Il marque dix buts en douze journées, et sa puissance de frappe devient une arme redoutée. En Ligue des champions, il est également à la hauteur avec notamment un récital face à Rosenborg, où il est à l’origine de cinq buts de son équipe.

Malheureusement, il s’en suit pour lui un coup de mou, et aucun de ses camarades ne prend la relève en novembre. Quand Paris chute au classement, Robert tente ce qu’il peut pour éviter le licenciement de son entraîneur Bergeroo… mais sa motivation n’est pas partagée par tous ses partenaires, et le Basque est remplacé par Luis Fernandez. L’entente avec Robert ne fonctionne pas, et le gaucher parisien ne comprend ni le turn-over effectué par son coach — qui le prive parfois de rencontres — ni le ton employé, qu’il juge trop paternaliste. Robert prend quand même sur lui pour finir la saison, avec quelques coups d’éclats : un but face au Milan AC et un doublé pour la dernière rencontre de D1.

Robert annonce ensuite ses envies d’ailleurs pour la saison suivante. Il joue la coupe des confédérations avec les Bleus, puis en attendant qu’un club le recrute, il accepte de jouer la coupe Intertoto avec Paris, et se distingue notamment par un triplé face au FC Jazz Pori. Il participe à la première rencontre de championnat face à Lille, puis est transféré dans la foulé à Newcastle pour 15 M€ — ce qui constitue une belle plus-value pour Paris. Dans le nord de l’Angleterre, Robert se plaît à merveille, et les supporters apprécient son style de jeu autant que son insouciance. Il termine meilleur passeur de Premier League la première saison, puis dispute la Ligue des champions la suivante. Mais quand l’entraîneur qui l’a fait venir, Sir Bobby Robson, est remplacé par Graeme Souness, Robert se sent moins en confiance, et connaît plusieurs clashs avec son nouveau coach. Il devient moins incisif sur le terrain et perd sa place.

Laurent Robert (photo dcfc.co.uk)En 2004, il passe donc une saison en prêt à Portsmouth, où il ne se montre guère brillant, mais se distingue à nouveau par son tempérament bouillant. Portsmouth ne veut pas le garder, Newcastle refuse de le récupérer : après quelques mois de galère, Laurent Robert trouve un point de chute en étant transféré à Benfica. Il ne convainc pas au Portugal, où il est prié de partir six mois plus tard. Il va alors enchaîner les piges peu satisfaisantes en jouant pour Levante (Espagne), Derby County (Angleterre), Toronto (Canada) et enfin Larissa (Grèce). Au chômage en 2009, il s’est entraîné avec la CFA du PSG, pour reprendre la forme et retrouver un club. Malheureusement, âgé de 35 ans et après plusieurs années difficiles, Robert n’attire pas, et il est actuellement toujours à la recherche d’un club.

Fabrice Abriel

Originaire de la Réunion et natif de Suresnes, Fabrice Abriel a fait toutes ses classes au PSG avec notamment Nicolas Anelka. C’est donc un grand espoir du club lorsqu’il parachève son premier contrat pro en 1999. Perçu comme milieu offensif, il s’entraîne avec Benarbia, Okocha et Robert, mais ne fait aucune apparition durant la première moitié de la saison 1999/2000. À partir de janvier, Bergeroo profite des matches de coupes pour tester son jeune joueur. Abriel fait ainsi sa première apparition au Parc des Princes, lors d’une rencontre de coupe de la Ligue face à Créteil, où il rentre en cours de rencontre. Une semaine plus tard, il fait ses débuts en première division en jouant dix minutes face aux Girondins de Bordeaux. Enfin il fera une autre pige en coupe de France, face à Baume-les-Dames.

Disputant les premières places en championnat, Bergeroo estime qu’il n’a pas le loisir d’octroyer plus de temps de jeu à son jeune joueur, et Abriel doit évoluer le plus clair de son temps avec l’équipe réserve. La saison suivante, si le jeune Parisien est satisfait de voir Nicolas Anelka revenir au club, il sent qu’il va peu jouer et demande donc à se faire prêter. Christian Gourcuff tente de faire venir à Lorient, mais le PSG refuse. Abriel reste donc au PSG, mais il ne joue jamais.

Il se distingue même malgré lui, par l’intermédiaire d’Anelka : celui-ci, pour un match de Ligue des champions sans enjeu à Helsingborg, publie un billet sur son site officiel dans lequel il somme quasiment son entraîneur de faire jouer ses amis Kelban et Abriel — dont l’agent n’est autre que… le frère d’Anelka. Mais personne ne dicte la loi au Basque, et Abriel ne foulera pas la pelouse. À l’arrivée de Fernandez, il commence officiellement sa saison en jouant un gros quart d’heure à Lille… puis il l’achève dans la foulée : après ce match, le coach parisien ne fera plus appel à lui. En janvier, le club est cette fois-ci d’accord pour le prêter, et Abriel part au Servette Genève.

Là-bas, il bénéficie d’un peu plus de temps de jeu et gagne la coupe de Suisse. Quand il revient au club à l’été 2001, Abriel fait une apparition en coupe Intertoto, puis expédié pour un nouveau prêt, cette fois-ci à Amiens. Titulaire à part entière de sa nouvelle équipe, il se fait parfaitement au jeu de la deuxième division, à tel point que les Amiénois décident d’acquérir définitivement le joueur à la fin de la saison. Abriel passe alors deux nouvelles saisons en Picardie, et se révèle comme une valeur sûre de son championnat, en tant que milieu piston, infatigable. En 2004, de nombreux clubs de Ligue 1 s’intéressent à lui, dont Nice, mais le seul club à satisfaire financièrement Amiens est Guingamp, fraîchement relégué.

Fabrice Abriel (photo fclweb.fr)Pensant que le club va remonter, Abriel signe confiant en Bretagne, mais en deux saisons au Roudourou il ne connaîtra jamais les joies de l’accession au niveau supérieur. C’est finalement avec un autre club breton qu’il va redécouvrir la L1 : en 2006, Christian Gourcuff se souvient du joueur qu’il voulait recruter six ans plus tôt, et veut en faire l’homme de base de son système à Lorient. La mayonnaise prend de suite, et Abriel contribue à l’image du beau jeu développé par les Merlus : infatigable et jouant toujours très simplement vers l’avant, Abriel voit sa cote monter en flèche. Qui plus est, jamais suspendu, jamais blessé, Abriel réussit l’exploit de jouer toutes les minutes de toutes les rencontres de L1 de son club deux saisons durant.

Annoncé partant à Bordeaux, Abriel reste une troisième saison à Lorient, puis obtient un bon de sortie en 2009. Pressenti pour devenir le patron du jeu à Nancy, Abriel choisit d’aller jouer les utilités à Marseille : à 30 ans, le joueur rejoint enfin un grand club. Pour sa première saison, avec le repositionnement de Mbia en défense et la méforme de Cheyrou, il joue bien plus que prévu — 35 rencontres de L1 —, découvre la Ligue des champions et devient champion de France. Cette saison, il joue beaucoup moins : après 17 journées en L1, il ne compte que 2 titularisations.

Ils sont arrivés au PSG en 1997…

Ils sont arrivés au PSG en 1998…

Ils sont arrivés au PSG en 1999…
- Laurent Robert, Fabrice Abriel
- Ali Benarbia, Talal El Karkouri
- Christian, César
- Kaba Diawara, Godwin Okpara

P.-S.

Crédits photos : dcfc.co.uk, fclweb.fr.

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