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Zoom rétro — le PSG en finale de coupe de France

[Rétro] Les finales de coupe de France du PSG (1/3)

Retour sur les dix finales de coupe de France disputées par le Paris SG

mercredi 28 avril 2010, par Vivien B.

[Rétro] Les finales de coupe de France du PSG (1/3)

Samedi au Stade de France, le Paris Saint-Germain disputera la onzième finale de coupe de France de son histoire, la cinquième depuis 2003. Avant ce rendez-vous majeur, PSGMAG.NET revient sur toutes les finales qu’a disputées le PSG : le contexte, le récit des matches, les compositions d’équipes, les vidéos des buts. Première partie : PSG-Saint-Étienne 1982, PSG-Nantes 1983 et PSG-Monaco 1985.

Après avoir revisité le bilan détaillé du PSG par saison en coupe de France, le récit des quarts du PSG depuis 1998 puis de toutes les demi-finales du PSG, passons en revue le déroulement de toutes les finales de coupe de France disputées par le club parisien. Partie 1/3 : de 1982 à 1985.

1981/1982 : PSG vs Saint-Étienne

Après une première demi-finale en 1975, c’est la première fois que le Paris SG accède à la finale de la coupe de France — c’est aussi la première fois qu’un match du PSG est retransmis en direct à la télévision. Deux séances de tirs au but et une victoire en prolongation : le parcours du PSG n’a pas été des plus simples. En finale, les Parisiens affrontent le champion de France en titre, l’AS Saint-Étienne, qui reste alors sur neuf matches sans défaite — dont une victoire 9-2 contre Metz.

Le match se décante à l’heure de jeu : sur un centre en retrait de Surjak, côté gauche, Toko contrôle de la cuisse droite puis reprend de demi-volée du pied gauche (1-0, 58e). Michel Platini, qui dispute là son dernier match avec les Verts avant de rejoindre la Juventus Turin, égalise moins de vingt minutes plus tard d’une reprise aux six mètres, après un centre venu de la gauche dévié de la tête au point de penalty (1-1, 76e). Exceptionnellement, la coupe du monde 1982 débutant quelques jours plus tard, le match n’est pas rejoué, comme c’était la règle à l’époque [1] — cinq finales avaient été rejouées dans le passé.

En prolongations, Michel Platini donne l’avantage aux hommes de Robert Herbin d’une nouvelle reprise en pleine surface (1-2, 99e). Les coéquipiers de Laurent Paganelli ont le match en main jusqu’à la 120e et dernière minute… Jusqu’à un nouveau centre de Surjak, côté droit cette fois, pour une nouvelle reprise de volée à l’entrée des six mètres, signée Dominique Rocheteau (2-2, 120e). L’Ange Vert — qui deviendra par la suite meilleur buteur de l’histoire du club (100 buts), jusqu’à Pauleta — crucifie son ancienne équipe dans les dernières secondes, et libère le Parc des Princes. Les supporters envahissent le terrain — sans aucun incident… —, et Francis Borelli s’agenouille sur la pelouse pour embrasser la pelouse.

Une fois le calme revenu, une demi-heure plus tard, les deux équipes doivent encore disputer la séance des tirs au but. Ce sera la troisième fois pour les Parisiens cette saison-là ! Les joueurs des deux équipes réalisent un sans-faute : Battiston, Zanon, Rep, Larios et Platini marquent pour Saint-Étienne, tandis que Bathenay, Renaut, Rocheteau, Surjak et Fernandez leur répondent. Dans la phase de la mort subite, Dominique Baratelli détourne d’entrée le tir au but de Lopez. Jean-Marc Pilorget, qui deviendra le joueur le plus capé de l’histoire avec 435 matches officiels disputés sous le maillot du PSG, se présente alors devant Jean Castaneda. Le gardien stéphanois anticipe sur sa droite, il est pris à contre-pied : le PSG vient de remporter le premier trophée de son histoire. « Si on y a mis le temps, on y a aussi mis la manière, puisque Paris ne fait pas les choses comme tout le monde », expliquera Francis Borelli au lendemain de la plus longue finale de l’histoire. Le Paris Saint-Germain est le septième club parisien à inscrire son nom au palmarès de la coupe de France — un record —, le premier depuis 1949 ! Enfin ce premier trophée est également synonyme de première qualification européenne pour le Paris SG.

Paris SG 2-2 (6 t.a.b. à 5) AS Saint-Étienne

Samedi 15 mai 1982 au Parc des Princes (Paris)
Buts : Toko (58e), Rocheteau (120e) ; Platini (76e, 99e).
Tirs au but réussis : Bathenay, Renaut, Rocheteau, Surjak, Fernandez, Pilorget ; Battiston, Zanon, Rep, Larios, Platini.

Paris SG : Baratelli — Pilorget, Lemoult, Bathenay, Col (Renaut, 119e) — Boubacar, Fernandez, Surjak — Toko, Rocheteau, Dahleb (Ngom, 83e).
Entraîneur : Georges Peyroche.

AS Saint-Étienne : Castaneda — Battiston, Gardon, Lopez, Lestage — Larios, Janvion, Zanon — Paganelli, Platini, Rep.
Entraîneur : Robert Herbin.

1982/1983 : PSG vs Nantes

La saison suivante, le PSG s’est débarrassé successivement de Chaumont (D3), Abbeville (D2), Strasbourg (D1), Brest (D1) et, pour la deuxième année consécutive en demi-finale, de Tours (D1).

Cette fois, la finale oppose aux Parisiens les nouveaux champions de France 1983 du FC Nantes — dont Bibard et Halilhodzic —, qui courent après le premier doublé de leur histoire. Le Paris SG ouvre rapidement le score sur un coup franc de Zaremba (1-0, 3e). Nantes égalise (1-1, 17e) puis prend l’avantage sur le célèbre but « brésilien » de José Touré (1-2, 40e).

Il faut attendre l’heure de jeu pour voir le PSG revenir dans la course : d’une frappe des 20 mètres, Safet Susic remet les deux équipes à égalité (2-2, 65e). Paris et Nantes multiplient alors les occasions, jusqu’à ce que le génie yougoslave du PSG ne parvienne encore à faire la différence : il sert Toko sur un plateau, à quelques minutes de la fin du match (3-2, 83e).

Cette rencontre reste connue pour être l’une des plus belles finales de coupe de l’histoire. C’est également la deuxième coupe de France d’affilée remportée par le PSG.

Paris SG 3-2 Nantes

Samedi 11 juin 1983 au Parc des Princes (Paris)
Buts : Zaremba (3e), Susic (65e), Toko (82e) ; Baronchelli (17e), Touré (40e).

Paris SG : Baratelli — Tanasi, Pilorget, Bathenay, Lemoult — Zaremba, Fernandez, Susic — Toko, Rocheteau, N’Gom.
Entraîneur : Georges Peyroche.

Nantes : Bertrand-Demanes — Ayache, Rio, Bossis, Bibard — Adonkor, Tusseau, Touré — Baronchelli, Halilhodzic, Amisse.
Entraîneur : Suaudeau.

1984/1985 : PSG vs Monaco

Pour la troisième fois en quatre saisons, le PSG se retrouve en finale de la coupe de France. Paris aura pour cela éliminé Montpellier (D2), Le Havre (D2), Nancy (D1), Nantes (D1) et Toulouse (D1). En face, l’AS Monaco — finaliste malheureux la saison précédente — s’annonce coriace. Avec 18 % de victoires et 55 % de défaites en première division, le bilan du PSG face à l’ASM est désastreux.

Le 8 juin 1985, cette statistique se vérifie à nouveau : sur un coup franc de Daniel Bravo repris en trois temps par Genghini au quart d’heure de jeu (0-1, 14e), et au terme d’un match sans relief, les Monégasques s’emparent du trophée.

Il s’agit de la seule finale de coupe perdue par le PSG sur les sept qu’il a disputées entre 1982 et 1996 — contre quatre coupes de France (1982, 1983, 1993, 1995), une coupe de la Ligue (1995) et une coupe des coupes (1996) remportées.

Monaco 1-0 Paris SG

Samedi 8 juin 1985 au Parc des Princes (Paris)
But : Genghini (14e).

Monaco : Ettori — Liégeon, Stojkovic, Simon, Amoros — Bijotat, Bravo, Genghini — Tibeuf, Anziani, Bellone.
Entraîneur : Muller.

Paris SG : Moutier — Lemoult, Morin, Jeannol, Bacconnier — Fernandez, Charbonnier, Susic, Lanthier — Toko, Rocheteau.
Entraîneur : Coste.

Notes

[1] Les demi-finales avaient déjà été jouées sur un seul match et sur terrain neutre afin d’alléger le calendrier, alors qu’elles étaient disputées à l’époque en deux matches aller-retour, puis d’éventuels matches d’appui.

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