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Clash, trésorerie : Bazin et Villeneuve font le point

samedi 24 janvier 2009, par Vivien B.

Clash, trésorerie : Bazin et Villeneuve font le point

Vendredi midi, Charles Villeneuve et Sébastien Bazin ont accordé, ensemble, un entretien aux quotidiens L’Équipe et le Parisien.

Pourquoi ce clash ?

D’après les propos des deux dirigeants rapportés par le quotidien sportif, le départ de Villeneuve ne serait que la conséquence des maladresses, sinon de la légèreté, de l’ancien Directeur des sports de TF1.

Charles Villeneuve, cité par L’Équipe : « Je visais dans cette lettre les moyens de l’ambition qu’on s’était fixée. Je pense qu’à un moment donné, il faut inscrire dans le marbre les questions que l’on se pose. C’est ma méthode. Cela étant, je pense que j’aurais dû les poser à Sébastien lui-même et pas à quatorze administrateurs. Je savais qu’il y avait un risque. Je pensais que tous les administrateurs avaient les mêmes ambitions que moi. L’un d’entre eux – ou un certain nombre d’entre eux – n’avait certainement pas les mêmes ambitions pour le PSG. »

Charles Villeneuve, cité par le Parisien : « Je l’ai écrite dans l’intérêt du club, pas dans mon intérêt personnel. La preuve : je ne pense pas que ce soit la lettre qui ait posé un problème à Sébastien Bazin mais sa fuite. Peut-être n’aurais-je pas dû l’envoyer à 14 personnes mais seulement à Sébastien Bazin. J’ai souvent utilisé cette méthode dans mes emplois antérieurs où je posais des questions qui me revenaient systématiquement dans la tête. Je suis connu pour toujours avoir été animé par un esprit de combat, parfois un peu brutal. Je suis comme ça ! […] Je me suis posé des questions et je les ai écrites. Mais je vous l’ai dit : je fonctionne souvent comme ça. Je peux vous sortir toutes les lettres que j’ai écrites en trente-cinq ans de carrière. Elles sont parfois un peu brutales. Ces derniers jours, mes amis m’ont dit : Cette lettre te ressemble, c’est ton style. […] Bon voilà, cela a mal tourné, cela a mal tourné. C’est comme ça. Je n’ai pas souvent été mandataire social dans ma vie. C’était même la première fois au PSG. »

Sur Bakchich, un ancien collègue de Villeneuve sur la première chaîne disait sensiblement la même chose : « Il a voulu passer en forcer, comme à ses plus belles heures à TF1. En fait, il n’a même pas du se rendre compte qu’il avait franchi la ligne jaune. »

De son côté, Sébastien Bazin semble regretter cette rupture : « Son bilan est bon, lui fait dire le Parisien. L’histoire commençait, elle fonctionnait bien, c’était une belle histoire. » Dans L’Équipe, le patron de Colony Capital Europe développe sa réaction : « La forme et le fond de la lettre posaient problème. Mais aussi sa diffusion. Elle a mis sur la place publique quelque chose qui n’avait pas lieu d’y être. Sur le fond, les questions posées sont légitimes pour n’importe quel dirigeant dans n’importe quelle entreprise. Mais compte tenu de la fréquence de nos communications et de la qualité de nos rapports humains, j’aurais aimé qu’on en parle tous les deux avant. Je pense que j’aurais répondu à 80 %, 90 % de ses questions. Et on aurait fait le point comme on le fait ensemble tous les lundis matin. Aujourd’hui, on n’en serait pas là. […] Ce courrier en recommandé avec accusé de réception est surprenant et n’avait pas lieu d’être. Ensuite, la diffusion de cette même lettre auprès de censeurs et d’administrateurs sans m’en avoir averti a été malheureusement interprétée par moi et par d’autres personnes comme un geste de défiance et de défaillance dans notre relation commune. Quand on en arrive là alors qu’on avait la meilleure communication du monde, c’est que le ressort est rompu. Je ne peux pas vivre avec une relation par courrier. Je n’ai jamais fonctionné ainsi. » Le Parisien précise ce dernier point : « Je n’ai jamais reçu une lettre recommandée avec accusé de réception de l’un des patrons de société dans laquelle nous avons fait un investissement. Jamais. C’est à tout le moins une maladresse.  »

La situation financière du PSG

Aux côtés du président démissionnaire, Sébastien Bazin a tenu à démentir les rumeurs sur les difficultés financières prévues pour la fin de saison : « Il n’y a pas de problème de trésorerie. Tout est sain, et c’est ce que j’ai dit à Charles et à Jérôme de Metz [administrateur démissionnaire le 23 décembre dernier]. Je ne sais pas pourquoi les gens s’inquiètent et inventent certains prétextes. Il n’y a aucune raison de se poser des questions sur la solidité du PSG ni sur les moyens de ses actionnaires. […] Les pertes à la fin de l’actuelle saison (entre 10 M€ et 15 M€) sont budgétées. Elles sont la résultante de nos ambitions et donc des investissements que nous avons faits au bénéfice du club pour renforcer la qualité de son effectif. Ce n’est pas une surprise mais un choix voulu, connu par le commissariat aux comptes, par Charles et les dirigeants du club, et par la DNCG. […] Pour Colony, l’histoire avec le PSG a commencé il y a bientôt trois ans et je pense qu’on en est au milieu. Le PSG d’aujourd’hui est beaucoup plus fort que celui dont nous avons hérité. Colony n’a jamais fait défaut depuis trois ans sur ses responsabilités, son engagement financier et la solidité du club. Je ne permets pas qu’on remette en doute ni l’objectif ni l’ambition. Les supporters peuvent le comprendre et je vais sans doute les rencontrer pour partager ça avec eux. […] L’équipe, les dirigeants et les actionnaires ont besoin d’eux, on ne gagnera qu’ensemble. Je ne regrette ni l’investissement ni le temps passé car j’ai le sentiment très ancré que le PSG est un vrai joyau, avec un potentiel extraordinaire, des valeurs fortes. Tout ceci nous donne l’obligation de réussir. »

L’avenir : le CA choisira le 3 février

Dans le quotidien sportif, Sébastien Bazin évoque l’avenir : « Le laps de temps entre aujourd’hui et le 3 février sera nécessaire pour choisir l’organisation dont ce club a besoin. […] Ces trois premières saisons m’ont appris que président de plein exercice du PSG, c’est un travail à plein temps. Je dirais même au-delà du plein temps. C’est une énorme responsabilité, beaucoup de décisions à prendre à la minute sur beaucoup de problèmes de nature très différente : joueurs, encadrement, médias, juridique… Ce n’est pas un job à mi-temps. Aujourd’hui, je veux une stabilité. J’espère que la future organisation restera en place plusieurs années. Pour l’instant, je n’ai rencontré personne car je voulais trouver une sortie crédible, élégante, intelligente pour le club, pour Charles et pour moi. La réflexion sur la nature des candidats ne commencera que la semaine prochaine. »

Les propos rapportés par le Parisien précisent ce dernier point : « C’est à compter de maintenant que je vais pouvoir réfléchir sereinement jusqu’au 3 février et apporter au futur conseil d’administration trois ou quatre alternatives sur le mode de fonctionnement et l’identité de ceux qui en seront les dirigeants. Je veux leur offrir des options et le conseil décidera de la meilleure de ces options. »

Le représentant de l’actionnaire majoritaire du PSG a également répondu à une question sur l’avenir Paul Le Guen, qui sera en fin de contrat en juin prochain : « Je ne m’étais pas posé la question puisqu’elle était du ressort de Charles. La nouvelle direction se penchera sur le sujet entre le 3 février et la fin du contrat de l’entraîneur, en juin prochain. La prolongation éventuelle dépendra des résultats, de son envie personnelle également. Je suis ouvert à toutes les hypothèses. Mais ce n’est pas à moi de régler ce dossier. »

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