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Synthèse des faits marquants après la vingt-deuxième journée

[22e j.] Retour sur PSG 2-0 Caen (vidéos)

Avant les matches de dimanche, Paris remonte sur le podium

dimanche 1er février 2009, par Arno P-E, Vivien B.

[22e j.] Retour sur PSG 2-0 Caen (vidéos)

Au programme de ce « retour sur le match » : le match en bref, l’arbitrage, les buts parisiens, les brèves entendues au stade, le PSG et l’Équipe de France, les stats, les suspensions, les photos et les news des tribunes, et quelques infos complémentaires…

Contre Caen, Paris a su patienter pour l’emporter 2 buts à 0 en deuxième période.

Paris s’impose dans la sérénité

Contrat rempli pour le PSG qui s’impose par 2 buts à 0, au Parc des Princes, face au Stade Malherbe de Caen. Sur une pelouse largement sablée par les jardiniers parisiens, et qui causera plusieurs faux rebonds durant la partie, ce sont les joueurs de Paul Le Guen qui prennent le jeu à leur compte dès le début de la partie. Obligé de revoir son organisation à cause de la suspension de Jérôme Rothen, le coach parisien avait choisi de passer Sessegnon sur le côté gauche, laissant Hoarau et Luyindula en pointe alors que Giuly occupait le flanc droit de l’attaque. Le reste de l’équipe étant similaire à la composition déjà retenue contre Sochaux.

Très entreprenants, les Parisiens se mettaient toutefois tous seuls en danger, sur une balle pourtant anodine. Sakho, pressé par Savidan, adressait une longue passe à Camara qui, dos au jeu et gêné par Nivet, n’avait d’autre choix que de donner le ballon en retrait à Landreau. Sauf que gêné par un saut de balle causé par la pelouse, Zoumana Camara n’accompagnait le ballon que de la cheville, adressant une véritable passe décisive au n°10 caennais. Nivet, seul face au gardien parisien bien resté sur ses appuis, tentait de glisser le ballon à gauche des buts… mais Landreau, bouchant l’angle grâce à son positionnement avancé, parvenait à repousser le ballon d’un arrêt du pied gauche. Camara, malchanceux sur son contrôle, pouvait aller féliciter le gardien international : ce dernier venait de lui éviter un bon paquet de remarques acerbes…

La première mi-temps ressembla ensuite à un entraînement en attaque – défense. Bien organisés, les Parisiens jouaient haut, combinaient bien, Cearà et Armand multipliant les montées. Giuly, vif en attaque et jamais avare d’efforts en défense, animait son côté droit avec beaucoup d’envie, alors que Luyindula se créait les premières occasions. Un joli tir du droit frôlant la transversale après un une-deux avec Horau, puis une incursion dans la surface — stoppée de manière illicite par Jérémy Sorbon —, un petit ballon qui file devant la ligne de but, et une superbe frappe sur un caviar de Giuly — frappe détournée en corner par un Planté tout heureux sur ce coup-là. Quatre situations dangereuses, toutes signées Peguy… On comprend que le buteur parisien éveille les appétits des recruteurs de nombreux clubs européens. Malheureusement pour eux, le Parisien a précisé après la rencontre que, très heureux au Paris SG, il souhaitait rester dans la Capitale, et y même prolonger son contrat !

Si la première mi-temps se finissait sur le score nul de 0 à 0, les joueurs du PSG regagnaient les vestiaires dans une ambiance sereine, tout le Parc ayant conscience qu’en continuant de jouer ainsi, le match ne pourrait manquer de tourner en la faveur des Parisiens.

Après la pause, Hoarau ne mettait pas longtemps à donner raison aux plus optimistes de ses supporters : sur une action amenée par Sessegnon côté gauche, Jérémy Clément tentait sa chance d’une jolie frappe du pied gauche. Planté ne pouvait que détourner le ballon… directement dans les pieds de Hoarau qui, du gauche, parvenait à pousser le ballon dans les filets normands (1-0, 49e). Dix minutes plus tard à peine, c’est Luyindula, décidément insaisissable qui doublait la marque après un tir de Hoarau, une nouvelle fois repoussé par Vincent Planté sur un attaquant adverse (2-0, 58e). Deux buts jumeaux qui scellaient le sort de la rencontre.

Une fois le score acquis, les Parisiens géraient la partie sans jamais trembler. Il ne concéderont qu’une seule énorme occasion — un nouveau face-à-face avec Landreau, gâché par les attaquants caennais —, qui ne pouvait ôter la terrible impression qui planait depuis le début de la partie : même en jouant trois heures, jamais Caen ne pourrait marquer ce soir.

Paul Le Guen profitait du déroulement favorable pour faire rentrer quelques joueurs. Chantôme rentrait à la place de Giuly, très applaudi, puis Kezman remplaçait Luyindula avant que Pancrate ne prenne la place de Hoarau dans les cinq dernières minutes. Une victoire tranquille pour un match tranquille et un Paris Saint-Germain qui tient la cadence : deux matches à domicile face à deux équipe de seconde moitié de tableau, deux victoires avec 2 buts parisiens, inscrits par les mêmes buteurs… Paris fait le métier.

Le challenge Veissière

Si le score final reflète avec justesse la physionomie de la partie, M. Gautier, arbitre de la rencontre, n’en a pas moins joué un rôle important puisqu’il a réussi à la fois à priver le Paris Saint-Germain d’un penalty, tout en lui accordant un but non valable.

À la vingtième minute de jeu, Giuly, bien lancé par Luyindula, s’avançait balle au pied à l’entrée de la surface. Tiré par le maillot puis déséquilibré, il tombait au sol… Penalty ? Non, M. Gautier laissait jouer. Entraîné au sol, le Parisien stoppait la course du ballon du bras. Les défenseurs caennais hurlent à la main volontaire, et l’arbitre… ne réagit pas. Sauf que dans le même temps, Peguy Luyindula s’emparait du ballon que son coéquipier venait d’immobiliser. S’enfonçant vers le but de Vincent Planté, le buteur parisien était dans la foulée cisaillé par Jérémy Sorbon. Les Caennais hurlent à la main de Ludovic Giuly, les Parisiens ne savent lequel des deux penalties était le plus évident, l’arbitre, sentant confusément que c’est ce que chacun attendait de lui siffle… et accorde une touche à l’équipe normande !

En seconde mi-temps, c’est sur le deuxième but que, bien aidé par son assistante, M. Gautier se fourvoiera. Alors que Luyindula venait de marquer, le Parc entier put constater sur le ralenti, inexplicablement diffusé sur les écrans géants, que Sessegnon était hors-jeu d’un bon mètre avant d’adresser son centre vers Hoarau. Même si cela ne change rien à l’affaire, puisque cela ne rend pas ce but valable pour autant, on peut signaler à la décharge de l’arbitre que Sessegnon ne profita pas de son positionnement illicite : ralentissant pour se remettre sur son pied droit, le Béninois avait laissé le temps aux défenseurs normands de revenir le couvrir. C’est donc l’avant-dernière passe qui est entachée de ce hors-jeu incontestable.

Une erreur en faveur de chaque camp, on pourra y voir une forme de justice. Reste à savoir si pour les arbitres deux erreurs se compensent, ou s’ajoutent.

2 à 0, buts de raccroc ?

Il faut parfois savoir se contenter de victoires acquises sur des buts quelconques, heureux, qui doivent plus à la chance ou à la maladresse d’un adversaire qu’à tout autre chose. Des buts de raccroc. Un coup-franc détourné par une omoplate, un centre-tir… ou une frappe, détournée par un gardien et qui aboutit miraculeusement dans les pieds d’un autre attaquant, tout heureux de n’avoir plus qu’à marquer dans le but vide.

Les buts jumeaux de Hoarau et de Luyindula devraient donc rentrer dans cette catégorie… sauf que voilà, ils se ressemblent trop pour que cette gémellité soit le fait du hasard. Tout d’abord, dans les deux cas les joueurs du PSG se retrouvent étrangement seuls sur la balle. À l’image des équipes qui bénéficient d’une multitude de contres favorables sur un match, répéter des situations aussi favorables illustre avant tout un engagement irréprochable de la part des footballeurs qui bénéficient de ces occasions : pour se retrouver là, il faut montrer la volonté de suivre le ballon, en faisant l’effort de poursuivre sa course, juste au cas où le gardien relâcherait la balle.

Autre détail accréditant la thèse des Parisiens forçant le sort à pencher en leur faveur, les deux buts présentent un point commun passé inaperçu. À chaque fois, le buteur couvrait un poteau… et Ludovic Giuly couvrait l’autre. Si l’ancien Barcelonais n’a pas eu la chance de voir la balle filer de son côté, sa présence réduisait encore les possibilités que le ballon échappe aux Parisiens.

Alors « buts de raccroc », s’il faut entendre par là qu’on en a déjà vu de plus beaux, oui, peut-être. En revanche, si c’est pour signifier qu’ils sont dus à la chance, certainement pas.

Autres infos sur le match

Brèves entendues au stade

Quelques perles entendues au Parc des Princes, au fil du match :

Dans le Virage Auteuil, en fin de match :

- Bonnet rouge : « Savidan, on l’aura pas vu du match. Quand je pense qu’il est en Équipe de France… Faut vraiment que Domenech soit désespéré. »

- Écharpe bleue : « Tu n’as pas compris : Savidan il l’a choisi pour remonter le moral, détendre l’ambiance dans le vestiaire. Il apporte un bol d’air ce gars-là. »

- Bonnet rouge : « Tu te prends pour un publicitaire ? “Pour redonner un sourire éclatant aux Bleus, choisissez Savidan, et sa fameuse formule fraîcheur”… »

Dans le Virage Auteuil, 8e minute de jeu :

- Casquette : « Le face-à-face que vient de rater Nivet contre Landreau… Il a pas le droit de louper ça lui ! »

- Lunettes : « Comme quoi, on peut être chauve, porter le n°10 et quand même être mauvais. »

- Casquette : « Tu dis ça pour Michel Moulin ? »

Domenech à Paris

Le sélectionneur de l’Équipe de France était au Parc des Princes pour suivre ce Paris SG – Caen. Alors qu’il doit divulguer le groupe retenu pour affronter l’Argentine jeudi prochain, Raymond Domenech était-il venu superviser Savidan, fantomatique depuis sa première cape chez les Bleus ?

Rappelons que tandis que le Normand n’a marqué qu’un seul but depuis sa sélection, le jeune Parisien Guillaume Hoarau a quant à lui rejoint Gignac en tête du classement des buteurs inscrivant ce soir un treizième but plein de malice… La prestation des deux joueurs lors de ce match donne encore plus de poids à ces résultats bruts. Face à un Savidan transparent de bout en bout, Hoarau a su une nouvelle fois montrer toute l’étendue de son impact dans le jeu. Rassurant sur coups de pieds arrêtés, précieux dans le travail défensif, altruiste à l’approche de la surface et décisif dans la zone de vérité, avec un but et un tir amenant un but, Hoarau a rendu une copie presque parfaite, qui sera sanctionnée d’un 8/10 dans le journal L’Équipe.

À moins que Raymond Domenech ne prenne tout le monde à contre-pied et se résolve enfin à revenir sur l’injustice de l’année, en rappelant Mickaël Landreau : décisif en un contre un alors que Caen aurait pu ouvrir le score et changer du tout au tout le scénario de la partie, ou revenir au score en fin de partie, très sûr dans ses prises de balles aériennes et une nouvelle fois invaincu, le gardien parisien mérite assurément de retrouver les cages bleues.

Stats en vrac

- Invaincu. Le PSG n’a plus perdu au Parc des Princes depuis le 29 octobre (PSG 0-1 TFC), soit 10 matches (8 victoires, 2 matches nuls).

- Buts encaissés. Avant ce match, le PSG avait encaissé au moins un but lors des six dernières journées de L1. Série terminée.

Ça n’arrive qu’à Paris !

Finalement, il est possible de refuser toute communication avec les médias : après une semaine de huis-clos total, Franck Dumas a refusé de se présenter en conférence de presse samedi soir. Son club n’a plus gagné depuis plus de deux mois. L’Équipe traite le sujet en quelques lignes. Verra-t-on les observateurs habituels ironiser sur la communication caennaise comme ils le font sur celle de Paul Le Guen, qui refuse les interviews individuelles mais n’a jamais raté de point-presse ?

Cearà seul Parisien sous la menace d’une suspension

Claude Makélélé n’est désormais plus sous la menace d’une suspension en cas de nouvel avertissement. En revanche, Marcos Cearà l’est toujours.

Banderoles, tribunes et photos

Plusieurs banderoles s’adressaient aux dirigeants parisiens :
- « Honte à nos dirigeants » (Lutèce Falco) ;
- « Bazin, Colony, les produits toxiques, c’est vous ! » (Lutèce Falco) ;
- « Colony go home » (Karsud).

Les photos des tribunes sont disponibles sur les sites habituels :
- PSGMAG.NET : Reportage photos : PSG 2-0 Caen depuis Auteuil ;
- fansupporters.com ;
- les Supras ;
- le fil dédié au match de Mouvement Ultra.

Le site officiel du Paris SG propose également des photos du match et des tribunes.

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1 commentaire a déjà été posté par nos lecteurs

  • #1

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    Arnaud
    1er février 2009 14:17

    Une victoire très importante pour le Paris SG qui fait une superbe saison pour le moment. J’espère que tous les supporters en sont conscients. 43 points l’an passé, 39 après 22 journées, cette année. Par contre, au niveau de l’ambiance du Parc et plus particulièrement du Kop de Boulogne, c’est pas ça. Abonné au KOB depuis 5 ans, les derniers matchs sont inquiétants : tribune mal remplie, sono très mauvaise,… Malgré les efforts de Bouquin et des Boys, le KOB a dû mal à être à la hauteur de sa réputation. Espérons que les prochains matchs : Bordeaux ASSE,… vont remotivés la tribune.

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